
Le mythe du cheval de Troie est relaté par Homère . Les grecques n’ayant pas réussi à conquérir la ville de Troie par la guerre, se retirèrent. Mais avant de partir ils construisirent ce grand cheval de bois qu’il laissèrent en cadeau aux Troyen. Au matin, les troyens très excité par ce cadeau, le conduisirent au centre de la ville , ou ils célébrèrent ensemble la fin de la guerre et ce magnifique présent, à eux laissé par les grecques.
Cependant, la nuit venue, lorsque toute la ville s’était endormie, les soldats que les grecques avaient pris le soin de cache à l’intérieur du cheval de bois, sortirent de leur cachette et commencèrent le massacre. Ils ouvrirent les portes de la ville pour permettre à leurs compagnons revenus sur leurs pas d’entrer dans la ville. Troie fut ainsi détruite et incendiée.
La mythologie grecque est fascinante ! Je l’adore ! Mais revenons à nos moutons !
Pour moi le cheval de Troie de l’Afrique, ou du moins de chacun des pays en Afrique, c’est son armée nationale. Je m’explique. Les colons, après avoir consenti à nos indépendances, nous ont tous légué cette institution dite républicaine. Non content d’avoir balkanisé notre continent, le colon entendait bien nous montrer comment défendre ces frontières artificielles qu’il venait de tracer à travers notre continent. Ainsi donc, pour beaucoup de pays, l’ armée fut l’une des premières institutions crée dans le pays, avant même les hôpitaux et des universités ! Mais pourquoi est-ce un cadeau empoisonné ? L’analyse qui suit, découle de l’expérience que nous pouvons tirer des cinquante dernières années. Cela voudrait dire que il y a cinquante ans, nul n’aurait pu prévoir une telle issue. Qu’a cela ne tienne, aujourd’hui, nous nous devons, a mon avis de réagir pour le salue de nos peuples.
Rappelons d’abord le rôle de l’armée. A mon avis, la mission première d’une armée est la défense du territoire national.
Considérant cette mission première, force est de reconnaître que en Afrique donc, nos armées sont très oisive du fait de l’absence de menace de ce type. En effet, les conflits entre états se comptent sur les bouts des doigts en Afrique . Citons en quelques uns :
– Haute – Volta / Mali en 1974,
– Burkina Faso / Mali en 1984,
– Cameroun / Gabon (presque île de Bakassi): plutôt des échauffourées qu’un conflit. Aucun des ces conflits n’a été résolu sur le terrain par la victoire d’une armée contre l’autre. La négociation et l’arbitrage internationale ont permis de mettre fin a ces guerres.
Si les conflits externes sont absent, les conflits internes eux sont légions: Casamance, Sierra Leone, Liberia, Tchad, Darfour, Cote d’Ivoire, ACQMI (Mali, Mauritanie) ,Libye, Maroc (Sahrawi ), RDC, Rwanda, Burundi, Centre-Afrique, Somalie, Nigeria, etc .. je vous laisse continuer la liste tellement elle est longue.
Dans aucun de ces conflits ci-haut l’armée nationale n’a gagné une victoire décisive. En Sierra-Leone, au Liberia et en Cote d’Ivoire, il a fallu l’intervention d’armées étrangères pour mettre fin au conflit. Au Mali, la rébellion Touareg a eu une résolution plutôt politique que militaire. Cela est aussi le cas pour le Sud Soudan qui vient d’accéder a l’indépendance. Ailleurs ou les négociations piétinent, la guerre fait toujours rage.
Ne nous trompons pas ! Malgré le très mauvais équipement de nos armées, le poids sur le budget national est énorme. D’abord, les armes, même les plus simples sont importées. C’est d’ailleurs la le cadeau empoisonne: le colon s’est assuré une ligne de crédit sans faille. Renseignez vous sur le coup d’un véhicule militaire et vous tomberez à la renverse !
Avant sa chute, la dernière transaction militaire de Laurent Gbagbo s’élevait à plus de 3 milliards de dollars ( le budget du Burkina). L’Algérie vient d’investir une somme équivalente en armement militaire. De tels exemples sont nombreux à travers le continent. Des sommes colossales sont investies dans l’armement , sans pour autant obtenir des résultats escomptés. Nous avons vu récemment, comment un bataillon français a mis en déroute toute l’armée de Laurent Gbagbo, malgré les sommes colossales que ce dernier a dépensé .
Il suffit de lire l’actualité pour se rendre compte que l’ Afrique a mal à son armée : mutinerie au Burkina, insécurité à Abidjan, tentative de coup au Niger et en Guinée, rébellions internes au Sud Soudan , etc … L’institution qui devrait protéger et garantir la république est celle la même qui attaque la république: le cheval de Troie ! Nos états ont en leur propre sein, l’instrument de leur destruction.
Beaucoup de conflits internes n’aurait jamais eu lieu si l’armée avait joué son rôle de garante de la république. En Cote d’Ivoire par exemple, la crise se serait passée autrement si le commandement de l’armée avait choisi de respecter la décision de la CEI. Force est de constater que beaucoup de hauts gradés ne sont pas mieux que de vulgaires mercenaires qui vendent leurs services au plus offrant. Sauf que la, c’est le contribuable qui payent et la formation et les armes ! Cela explique d’ailleurs la place spéciale donnée aux régiments de protection des chefs d’Etat !
Dans le monde entier, à quelques rares exceptions, les militaires n’ont jamais été de bons gouvernants, ni économiquement, ni politiquement. Nous savons maintenant dans quel piteux état financier, Dadis Camara et compagnie ont laisse la Guinée. En fait, il faut bien reconnaître que le militaire a une défaveur comparé au civil en la matière. Le militaire (à l’exception de quelques uns) n’ a aucune spécialité civile à même de contribuer à la construction d’une nation. Un ingénieur des ponts et chaussés a plus de chance de concevoir un programme de développement utile qu’un spécialiste de balistique ! Je citerai en exemples, le Ghana et la Cote d’Ivoire. Deux pays aux richesses très semblables. Très tôt, le Ghana est passé par les régimes militaires et n’a réellement amorcé son développent qu’à partir du président John Kufuor ! La Cote d’Ivoire par contre,connu une certaine prospérité économique jusqu’à l’avènement des militaires au pouvoir a travers Robert Guei. Si vous ne me croyez pas encore, allez voir au Togo ou au Burkina ce que l’armée en a fait puisqu’elle y a détenu le pouvoir presque depuis l’indépendance !
Il est évident que, malgré les sommes colossales investies par nos états dans leurs armées, les rendements sont beaucoup moins que acceptables. Pire, l’armée est devenu l’instrument par lequel tout les malheurs arrivent à nos peuples. Cela va de la simple confiscation des libertés, aux crimes les plus atroces comme les viols et tueries vécus récemment au Burkina Faso et en Cote d’Ivoire. L’armée est une gangrène qui ronge nos états !
Mon avis est que nous n’avons pas besoin d’armée, en tout cas pas dans sa forme actuelle, et cela pour plusieurs raisons :
– les conflits entre états n’existent pas et quand il y en a, c’est plutôt a la table des négociations que cela se résout. En tant que panafricaniste, je ne supporte pas l’existence même des ces frontières artificielles. Nous devons tout faire pour les supprimer d’une façon ou d’une autre.
– les conflits internes eux aussi doivent avoir une solution négociée. Après tant d’année passé à faire la guerre, les USA viennent d’admettre que le Taliban ne peut être vaincu militairement ! Il faut donc une solution politique négociée.
– les coups de maintient d’une armée professionnelle sont trop élevé et non justifie vu les rendements. Surtout quand cette armée peut tenu en échec par un simple bataillon français, ou neutralise au sol comme cela se voit en Libye ! Des milliard de dollars envolé en fumée en quelques minutes. Et puis, après la guerre, cela même qui ont détruit l’arsenal reviendront cette fois pour nous vendre un nouvel arsenal a trois fois le coup du premier !
– la défense de la nation, si cela était nécessaire peut se faire autrement: cela se voit en Suisse .
L’Afrique a connu de grands royaumes et empires qui ont su non seulement s’étendre par la conquête, mais aussi défendre leurs frontières. Et pourtant, aucun de ses royaumes ne disposait d’une armée de métier. La défense était l’affaire de tous. L’occident nous a vendu son modèle d’armée de métier après la décolonisation. Ce modèle est a mon avis plutôt économique que militaire. A quoi nous servent toutes ces armes quand eux ont le nucléaire ? Or l’arme atomique n’est pas à vendre ! Je suggère que nos pays reviennent à notre conception de la défense. Que nous en fassions l’affaire de tous les citoyens. Que nous supprimons l’armée de métier, parc que en cinquante années d’indépendance, elles ne nous ont rien apporté que nous n’aurions pas pu avoir autrement. Pire, les armées professionnelles entravent le développent de nos états aussi bien par leurs comportements anti-democratiques que par leur poids sur le budget national. Un poids dont de pauvres états comme les nôtres pourraient bien s’en passe.
Le Comité de Consultation sur les Réformes Politiques (CCRP) vient de remettre son rapport au président du Faso. Comme nous le savons déjà tous, l’article 37 n’a pas fait l’objet de consensus, grâce à certaines âmes valeureuses aussi bien de l’opposition que de la majorité, qui ont bien voulu aller apporte la contraction jusque au sein même du CCRP. Je voudrais revenir sur deux des recommandations qui, il me semble sont très importantes. Je voudrais aussi, comme promis ultérieurement, revenir sur le comportement de l’opposition tout au long de ce processus, car j’ai été particulièrement choqué par leur comportement , au point que je me demande maintenant si ce monsieur qui, une fois lors d’une discussion m’a dit : » d’accord, supposons que Blaise s’en aille, mais qui alors peut diriger le pays ? » n’avait pas raison ! Je vous laisse imaginer ma réaction a l’époque. Cela ne devrait pas être difficile si vous êtes l’un de mes fidèles lecteurs.
Le CCRP a recommandé une amnistie pour tous les chefs d’Etat qui se sont succédés depuis 1960. Dans la forme, je pense que cette recommandation est la bienvenue, si elle permet d’encourager l’actuel occupant du fauteuil à partir. Dans la forme et la pratique j’ai quelques critiques :
Une très bonne recommandation a mon avis. Beaucoup de gens y sont opposé pour plusieurs raisons :
– pourrait être budgetivoire,
– pourrait devenir un garage pour les bonzes de CDP en fin de carrière.
Toutes ces préoccupations je l’avoue peuvent être justifiées si la recommandation était implémenter dans sa forme la plus commune.
A propos du budget, comme l’a dit quelqu’un une fois , « la démocratie coute chère » ! Cela est vrai. Mais au Faso, je pense que nous poussons vers l’exagération. Les salaires des députés doivent a mon avis être ramenés au même niveau que celui du fonctionnaire moyen. Cela va de même pour le futur Sénat. Les gens ne devrait pas être attiré vers la politique à cause des avantages financiers, mais plutôt parce qu’ils ont des idées pour faire avancer notre pays. De plus, les élus devraient être en mesure de mesurer par eux même les difficultés que connaissent leur électorat . C’ est seulement alors qu’ils pousseront pour les meilleurs politiques afin tous ensemble nous nous en sortions.
L’assemblée nationale actuelle ne fonctionnent pas. Cela pour plusieurs raisons. En plus d’être coupé de la cruelle réalité du pays par leur salaire hors du commun, je pense sincèrement que la plupart de nos députés sont tout simplement mal élu ! Eh oui, mal élu ! Je dis cela parce que nous savons tous comment ces élections se gagnent. On va au village rassemble Pierre et Paul qui n’y comprennent rien ni d’Adam ni d’Eve et ils vont accomplir leur devoir de citoyen comme du bétail que l’on mène à l’abattoir. Aucune question posée, aucun compte rendu. Le plus souvent , une loyauté a un(e) fils/fille du village, de la famille, du clan, etc.. Résultat, pour le citoyen instruit que je suis, qui cherche à élire sur la base du mérite des idées, ma voix est noyée par celle de millier d’analphabètes. Oui, le suffrage universel , qui donne à chaque burkinabé un vote égal, ne marche pas moi ! Il y a à mon avis beaucoup trop d’analphabètes qui ne comprendront jamais de quoi il s’agit, mais qui eux aussi ont la même voix au chapitre et qui faussent le jeu entièrement ! Un sénat peut nous donner la chance de réparer ce mal, de faire de notre démocratie le débat d’idée qu’il aurait du être depuis le début. Un sénat qui n’est pas élu au suffrage universel ! Cela n’est pas nouveau. Dans beaucoup de pays, la deuxième chambre n’est pas élu au suffrage universel. Dans certain, elle est élu par les élus (depuis les conseillers municipaux jusqu’aux députés eux-même), dans d’autre par un collège. J’en connaît même que ne sont élu que par les citoyens ayant un certain diplôme de certaines institutions spécifiques. Pour le Faso, pour redresser la balance avec l’assemblée nationale, nous devons impérativement donner la voix aux instruits. Quoiqu’on dise, le Faso moderne ne se construira pas depuis nos villages. C’est à mous les ‘intellectuels’ de le construire, et nous ne pouvons le faire que si nous avons une voix. Vu le fort taux d’analphabétisme, nous n’avons aucune voix actuellement. Alors pourquoi pas un sénat élu par ceux qui ont au moins le premier diplôme universitaire ? le BAC !
Probablement le plus bel article que j’ai jamais lu dans le pays ! Je vois que l’éditeur ‘l’a en lui’ !
L’auteur de l’article a vu juste ! Si la corne de l’Afrique connaît la famine, il faut avouer que le reste de l’Afrique ne peut pas lui venir en aide. Et pourtant, de nos jours, des pays comme la Corée, l’Inde, le Japon et même la Chine, viennent acquérir des vastes domaines en Afrique pour la production alimentaire.
Il y a quelques semaines, l’ONU annonçait que les prix des denrées alimentaires étaient à un niveau record, jamais égalé !
Mais pourquoi l’ Afrique au sud du Sahara n’arrive t elle pas à se nourrir ? Surtout ne pensons pas que le problème est à L’Est seulement ! L’année dernière le Niger a du demandé l’aide internationale pour juguler la famine qui faisait rage. Au Sénégal, Wade a du subventionner le riz afin de réduire les prix, quoique sa politique de production agricole ait connu quelque succès. Au Cameroun, on parle de décolonisation du pain !
Les manifestations contre la vie chère que nous avons vu un peu partout en sont un signe manifeste. L’Afrique a faim ! Pourquoi ? Comment en est on arrivé la ?
C’est peut-etre ce que Sarkosy a voulu dire (maladroitement) dans son discours de Dakar. L’Afrique ne change pas, ou change lentement ! Les paysans africains en sont toujours à des moyens rudimentaires de production. Ces moyens ont certes nourri ce continent à une autre époque, mais aujourd’hui, 800 millions d’êtres humains habitent ce continent ! La vue d’un paysan avec sa houe ou sa machette fait sourire, tellement cela est dérisoire vu le défis à relever !
Les politiques agricoles de beaucoup d’Etat, ont manqué et manque encore d’ambition de transformation de l’agriculture vivrière en une agriculture industrielle ! Les justifications de cet état des faits sont multiples. D’abord il y a le fait même que beaucoup de dirigeants africains sont eux même directement issus du milieu rural ( fils de paysan) , et par conséquent éprouvent beaucoup de compassion a l’égard de ce milieu. Des révolutions même ont été faites au nom du paysan ! D’importantes ressources de l’état sont englouties dans la distribution de charrue, de vache et d’ânes, qui le plus souvent sont collectionnés par ces mêmes paysans comme des objets de prestiges plutôt que des moyens de production.
A cela s’ajoute aussi les reformes agraires peu pensées – comme celle du Burkina – , dont l’effet immédiat a été de rendre la terre inaccessible à des investisseurs potentiels. Essayer d’acquérir le moindre lopin de terre agricole au Faso et vous comprendrez ce dont je parle ! Pour ma part cela fait plus de 5 ans que je cherche quelques 50 a 100 hectares de terre sans succès !
Mon humble avis, est que l’autosuffisance alimentaire de nos pays passe par l’implication d’investisseur dans le secteur de la production. Le monde paysan a démontré son incapacité à changer et à atteindre les objectifs de production. Au Burkina Faso par exemple, les ORD (Organisme régional de développent), devenus CRPA sous la révolution ont passé presque 40 annees à essayer d’améliorer notre paysannerie ! Je me souviens encore (souvenir d’enfance) des charrues, herses, batteuses et autres machines agricoles qui étaient distribués aux paysans. Aujourd’hui nous en sommes toujours à faire la même chose !?! Quel perpétuel recommencement ! Bref, l’état devrait favoriser l’intervention d’investisseur. Pour cela, quelques politiques sont nécessaires :
Ce sont la autant de mesures qui ne nécessitent pas nécessairement de l’argent, mais plutôt une volonté politique, afin de créer les conditions nécessaires pour attirer l’investissement.
Le secteur public burkinabè a mal ! Une lapalissade comme dirait certains . J’ai déjà évoqué brièvement le sujet dans un de mes précédents articles.
« Nous faisons semblant de travailler et ils font semblant de payer ! » Cette phrase est communément utilisée pour décrire l’état de l’administration publique dans les pays de l’Union soviétique de l’époque. ‘Nous’ c’est à dire les ‘travailleurs’ , et ‘ils’ c’est bien l’ état.
Notons bien la différence ou du moins la nuance entre ‘travailleur’ et ’employé’.
Le terme ‘travailleur’ nous vient du communisme, ou chaque personne a droit à un travail. La notion de productivité étant relégué au second plan. Le plus important c’est que tout le monde ait un travail ! Alors, il n’était pas rare de renoncer a certains moyens de production modernes qui faisaient perdre des travailleurs. Beaucoup de choses se faisait manuellement afin de faire travailler le plus grand nombre. En conséquence, la paye était insignifiante !
Le terme ’employé’ lui nous vient du système capitaliste. l’employé est une ressource qui doit exceller dans son travail. La productivité est clef , et les moyens les plus modernes sont utilisés pour accroître cette productivité. Ici, on limite le nombre des employés (pourquoi employer deux personnes lorsque une peut faire le travail ?). La paye se négocie, parce que pour que l’employé produise, il ne doit être motivé (financièrement).
Il me semble bien que cette caricature du système soviétique reflète bien l’état de l’administration au Burkina – Faso ! Chaque année, des milliers de jeunes gens sont recruté à travers les différents concours de l’administration publique. Et chaque année, un nombre équivalent finissent leur formation et commence une carrière dans la fonction publique. Et pourtant, la triste réalité est que cela peut prendre jusqu’à trois (3) semaines – pour les plus chanceux – pour obtenir une simple CNIB ! Dans les hôpitaux, on peut attendre jusqu’à des années pour certaines opérations et beaucoup de lycées dans les zones rurales passent l’année entière sans professeurs dans certains domaines ! Alors à quoi nous servent tous ces recrutements ?
A l’heure ou partout dans le monde entier, a la faveur de la crise économique, beaucoup de pays sont obligé d’adopter des mesures d’austérité, je pense humblement qu’il est grand temps pour des reformes profondes de l’administration publique:
Le Burkina Faso a connu ces récentes années un taux de croissance respectable. Pourtant, les ménages burkinabè sont de plus en plus pauvres. La croissance de l’économie ne semble profiter à personne. Cela peut se justifie en parti par la croissance massive de la part de l’état et de l’administration sur le budget national. Après avoir payé les ministres, députés, fonctionnaires, véhicules et carburant, il ne reste pas beaucoup pour investir dans les mesures sociales. La plupart de nos voisins sont entrain d’investir massivement dans le social : gratuité de l’école, assurance maladie, meilleurs salaires et j’en passe. Le Burkina connaîtra une hémorragie sérieuse de ces intellectuels vers ces pays si il n’y prend garde. Déjà un des pays les plus sous-developpe de la région, la fuite des cerveaux ne pourra que lui porter un coup fatal !
La nouvelles des radiations de l’armée fait couler beaucoup d’encre.
Au delà de ces radiations, je voudrais ouvrir le débat sur la question suivante :
– Pourquoi ne pas supprimer l’armée ?
————————————– En réponse au commentaire de Momo (texte avec références )—————————————————————-
Mon cher Momo,
Je comprends tout à fait votre inquiétude quant à la défense de notre chère patrie !
Je voudrais cependant vous faire noter que se défendre coûte de l’argent, beaucoup d’argent même. Dans un tel contexte ou le Burkina Faso est le pays le plus pauvres de notre planète, on peut donc déduire que nos moyens de défense seraient donc ridicules ! Pour vous en convaincre, revoyez un peu les cas récent de Saddam Hussein en Iraq, de Kadhafi en Libye. Il s’agit la de deux pays très riches en comparaison au Burkina Faso. Plus près encore de chez nous, il y a le cas de l’armée de Gbagbo. Sans exagérations aucunes, il me semble qu’il a juste suffit d’un bataillon français pour la mettre en déroute ! Et puis, même si nous pouvions nous super-arme, il y a en qui ont le nucléaire !
Bref, le premier point que j’essaye de prouver est que même pour les pays riches qui peuvent s’acheter les armes les plus perfectionnées, il y a toujours une grosse faille dans leur système de défense s’ils ne possèdent pas l’arme ultime de notre monde : l’arme nucléaire ! Pour les pauvres pays comme le Faso qui ne peuvent s’offrir que des kalachnikovs, la guerre est perdue d’avance. Il faut avoir le courage de le reconnaître et sauver donc ce qui peut l’être !
Le deuxième point que je voudrais faire se rapporte au premier. Mon premier point suppose que nous engagions les hostilités avec les grands de ce monde. La probabilité d’un tel conflit est bien envisageable dans le contexte mondial actuel, caractérisé par une course éperdue vers les ressources énergétiques, minérales et agricoles. Ce n’est pas un hasard si l’OTAN frappe en Libye, la Chine sème la merde en RDC, la France en CI, etc.. L’Afrique connait de nouveau une recrudescence des pressions externes, cette fois pas pour sa main d’œuvre, mais plutôt pour ses ressources.
Quoique un conflit avec les puissances est envisageable, la menace la plus direct viendra plus de nos voisins. Notons que nous devrions tendre à faire la paix, et à nous intégrer d’avantage. Mais cela est un autre débat. Alors, que ferrons-nous sans armée, si nous venions à être attaqués par un de nos voisins ? Plusieurs possibilités :
1- En tant que membre de l’ONU, nous pouvons attendre que la communauté internationale s’occupe de l’agresseur. Cela a été le cas du Koweït contre l’Iraq
2- Nous pouvons faire jouer nos relations, c’est-à-dire les accords de défense que nous aurons pris le soin de signer. Cela fut le cas de l’Abkhasie avec la Russie lorsque la Géorgie s’en est prise à elle.
3- Nous pouvons décréter une conscription obligatoire de tous les bras valides pour aller défendre la nation. La défense du pays devient alors l’affaire de tous ces citoyens. C’est d’ailleurs ainsi que beaucoup de royaume africain ont fonctionné pendants des centaines d’années. Ces royaumes n’ont jamais eu d’armée de métier. Dans l’armée de Chaka Zoulou qui a mis en déroute le colon anglais, les guerriers étaient de simples citoyens appelés a défendre leur royaume. Aujourd’hui encore, un pays comme la Suisse a choisi cette façon de se défendre, et s’en tire plutôt bien ! C’est aussi de cette façon que j’entends défendre notre cher Faso !
Alors, mon cher Momo, allez vous me dire que les royaumes Mosse, Peulh, du Benin, du Liptako, du Mali, Sosso, et bien d’autres royaumes africains qui n’ont jamais eu une armée de métier relève de l’utopie ?
Me direz vous que ces rois, qui ont mémé conquêtes et razzia à la tête de leurs hommes réquisitionnés pour l’occasion étaient utopiste ?
Non, bien au contraire ! Il y des avantages a ne pas avoir une armée ! Le plus évident, c’est que l’on économise le budget de maintenance d’une telle armée ! On peut alors s’acheter de l’armement de qualité, ou même réalloué les sommes non négligeables au développent de son pays !
Apres tout, la spécialiste militaire de l’armée, c’est le maniement des armes. Apres cela, toutes les autres sciences de la guerre trouves leur essence dans les sciences civiles : informatique, balistique, télécommunications, pilotage, etc.. C’est dire que le peuple constitue l’armée la plus redoutable si on lui apprend le maniement des armes, parce qu’il comporte déjà en lui des spécialistes des domaines connexes. Les civiles c’est aussi plus de 2 millions d’hommes et de femmes en âge de se battre pour leur pays. Ce chiffre rend les 45 000 hommes de notre armée actuelle ridicules !
L’armée de métier au Faso, c’est plus de 45 000 hommes mobilises en permanence depuis presque 50 ans pour un total de moins d’une semaine de combats effectifs depuis la création de la nation. Même au SMIC chacun, cela représente un énorme fardeau sur notre budget, surtout pour ce que nous en tirons ! C’est aussi plus de 50 millions de dollars par an de dépenses d’armements.
Un autre avantage dans un pays comme le Faso, ou l’armée est à la base du malheur de notre peuple, le mal serait extirpé à sa racine !
Mon cher Momo, supprimer l’armée de métier, ce n’est pas laisser notre pays sans défense ! Non, bien au contraire, c’est lui permettre de s’offrir une défense plus performante, plus moderne, mieux adapte à nos circonstances et à notre temps.
Juste parce que Blaise Compaoré s’en va, cela ne voudrait pas dire alternance ! En effet , le CDP peut rester au pouvoir car il en a les moyens ! Et puis, au lieu de Blaise Compaoré, ce pourrait être François ou même Chantal Compaoré !
Chantal aura des empêchements constitutionnels (née de parent non burkinabé), mais justement c’est là qu’il faut aller chercher le Diable ! Le CCRP est-il entrain de préparer la voie pour la première dame ? le frère ? ou même Blaise dans une autre fonction républicaine ? Est on entrain de lever cette condition pour lui tracer la voie ? Est on entrain de passer a un régime parlementaire comme certain l’ont suggéré ? Dans un tel contexte les pouvoirs passent au premier ministre qui alors n’a besoin de d’être élu a l’assemblée ! Il est donc possible d’entrevoir un Blaise Compaoré premier ministre tout comme Vladimir Putine !
Un chose est certaine, la non-modification de l’article 37 ne change en rien la boulimie du CDP qui continuera bien dans sa politique du ‘touk guili’ a moins qu’elle rencontre une forte opposition sur son chemin.
Dans n’importe quel autre pays démocratique, le débat serait déjà ouvert sur la succession de Blaise Compaoré. Les bonzes du parti auraient déjà commencé leurs manoeuvres chacun pour être le candidat du parti. Au Faso, avec le CDP par contre, il n’y a aucune bousculade pour prendre la place de Blaise ! Pourquoi ? Sont ils convaincu qu’il n’y a aucune place a prendre ? Surtout ne me dites pas que tous ces cadres du CDP n’ont aucunes ambitions personnelles ! Si cela est le cas, ils ne devraient tout simplement pas être responsable du pays ! Le Faso a besoin de gens ambitieux pour se développer.
J’admire bien l’auteur de cette lettre au Président du Faso. Elle parait être d’une sincérité à vous couper le souffle ! L’auteur croit qu’il y a encore une fibre révolutionnaire en notre président, et qu’un sursaut de dernière minute peut sauver pour la postérité plus d’un quart de siècle de médiocrité !
Il n’est point interdit de rêver ! Mon avis est qu’il peut rêver encore longtemps, debout en plus !
La Bible dit « Que celui qui n’a pas commis de pêchés jette la première pierre ! »
Pour ceux qui ne connaissent pas la bible, le contexte est celui d’une femme adultère, qui selon la LOI juive devrait être lapidée. Alors, pour prendre Jésus en piège, on lui emmena cette femme afin qu’il décida de son sort. Le dilemme étant biensur que, d’une part si Jésus dit de ne pas lapider la femme , il serait biensur en porte-a-faux avec la loi juive, d’autre part si il la fait lapider, ils pourront dire qu’il n’a point été capable de compassion et de pitié a l’égard de la pauvre pécheresse. Sentant donc le piège, Jésus dit : « Que celui qui n’a pas commis de pêchés jette la première pierre ! »
Eh bien, la Bible nous dit que aucune pierre n’a été jetée ! Le premier commentaire de l’article que je cite, illustre bien mon propos ! Comment Blaise peut il juger et punir quand lui même et sa famille ne sont pas irréprochables ?
En dehors de cette rêverie, je veux aussi noter le caractère inopportun de cette lettre ! L’auteur s’en remet au Président de la République pour que les crimes économiques soient punis comme cela se doit. Vrai, Blaise est le premier magistrat du Faso. N’empêche que cela ne devrait pas être son boulot que de poursuivre et punir les détourneurs de deniers publiques. Le Burkina Faso regorge d’institutions qui sont sensé se saisir déjà de ce genre de dossier: la cour des comptes, le contrôle d’ état, etc …
Un homme illustre disait que ce n’est pas d’Hommes forts dont l’Afrique a besoin, mais plutôt d’institutions fortes ! L’auteur de l’article dans le pays semble savoir autrement !?!
Quant a moi, je pense de même que cet illustre homme.
21 années après La Baule. je vous propose cet article en 4 parties afin de constater l’état des lieux, analyser les raisons du succès des uns et de l’échec des autres et finalement réfléchir sur les perspectives d’avenir :
Dans la première partie de cet article, je me suis efforcé de dresser un état des lieux 21 annnees après La Baule. J’ai terminé l’article en exposant la vue du monde extérieur sur nos états en matière de développent démocratique. Cette vue se résume à l’indice de démocratie publie par « The Economist » toute les 2 annees, et dont je reproduis le classement de 2010 pour ce qui concerne les Etats francophones présents à La Baule.
Pour ce deuxième article sur le sujet, je voudrais propose ma propre analyse des raisons des succès et des échecs démocratiques en Afrique francophone. Je propose d’omettre volontairement les régimes hybrides : Le Sénégal et le Rwanda. Le Sénégal est l’une des plus vieille ‘démocratie’ du monde francophone africain. Malgré les difficultés que connaît ce pays sur le plan démocratique en ce moment, il ne fait nul doute que la classe politique joue son rôle effectif en apportant la contradiction au pouvoir. Nous pouvons donc espérer que, dans le cas du Sénégal, le pays ne pourra que aller de l’avant dans la culture démocratique lorsque les perversions de son système auront été corrigés dans les textes constitutifs. Pour ce qui est du Rwanda, je pense que du fais encore récent du génocide, des circonstances atténuantes peuvent être consenties à ce pays.
Je propose donc d’analyser d’une part les raisons du succès dans les démocraties imparfaites, et d’autre les raisons de l’échec dans les pays classés dans la catégorie des « régimes autoritaires ». Pour ces derniers, étant donné qu’ils sont le plus grand nombre, je propose une étude de cas sur le Burkina Faso. Le Burkina Faso, parce que je connais bien ce pays, mais aussi parce que son expérience est comparable à celui de beaucoup d’autre pays dans la même catégorie.
Le Bénin et le Mali sont les seuls pays d’Afrique francophone dans cette catégorie. Ces pays ont non seulement réussi le multipartisme, mais aussi et surtout l’alternance démocratique. Pour essayer de comprendre pourquoi eux et pas les autres, ma recherche s’est d’abord porte sur les faits qualitatifs : taux d’alphabétisation, PIB, etc … Très vite, il a été apparent qu’il ne serait pas possible , sur la base de ces critères de justifier le succès ou l’échec des uns et des autres.
Par exemple le taux d’alphabétisation du Bénin , 34,7 % est inférieure a celui du Togo , 60,9% ! Le Togo, qui a un taux nettement supérieur à celui du Mali qui est de 46,4% selon Index Mundi.
Quant au Revenu national Brut (en US $) : Bénin : 750 Mali: 680 Togo :440. Il n’y a pas grande différence entre ces 3 pays.
Ainsi donc, vu que les statistiques quantitatives et qualitative ne permette pas d’expliquer ni le succès , ni l’échec des uns et des autres , nous sommes amené à faire référence aux critères sociaux, afin de tenter de trouver une explication possible. Ceci donc est mon analyse, et je suis sur quelle comporte des failles donc nous pourrons discuter.
Le Bénin a connu sa dictature sous nul autre que Mathieu Kérékou. Ce militaire de formation a dirigé son pays d’un main de fer depuis les années 1972, jusque dans les années 1990 . Le marxisme-leninisme y a été érigé en doctrine de gouvernance: Un parti unique, une constitution qui consacre la suprématie de l’Etat tout en brimant les libertés individuelles, une économie entièrement à la charge de l’Etat ! Lorsque à la faveur de la crise économique et bancaire qui secoue le pays, les mouvements de protestation paraissent finalement au grand jour, le régime de Kérékou réagi ferment en durcissant la répression, avant de finalement accepter le principe d’une conférence nationale.
Au Mali, Moussa Traoré sévit depuis les années 1968. Lorsque en 1991, alors que le Mali subissait de plein fouet les effets des ajustements structurels (PAS) des voix s’élèvent pour réclamer plus d’ouverture et de meilleures conditions, la répression est sanglante. Face au refus de dialoguer de Moussa Traoré, et ayant considération des innocents dont les corps continuaient de s’amasser à la morgue de Bamako, des officiers de l’armée interviennent pour mettre fin au règne de celui que la rumeur avait surnommé « Balla ».
Ces expériences douloureuses ont elles permis à ces deux nations d’être sans doute plus envieuse de leur liberté que d’autre ? N’est ce pas bien la dictature des monarques de France qui donna lieu à la révolution française ?
Après l’ère des dictatures vint aussi bien pour le Bénin que pour le Mali, la période de transition. Cette période très importante pour ces deux pays. En effet, dans chacun de ces pays, une conférence nationale fut organisée. Elle avait pour but entre autre de réconcilier les bourreaux avec les victimes, et aussi d’élaborer une nouvelle constitution. L’on peut s’imaginer qu’après d’aussi longe période de dictature, les idées ne pouvait pas manquer quant à savoir ce qu’il fallait mettre dans la constitution afin d’évider à l’avenir une autre dictature. Des leçons ont certainement été apprises; et cela est très important. Un peuple qui n’a pas la faculté d’apprendre des leçons de son passé est voué à un perpétuel recommencement !
Je ne voudrais pas non plus ignorer l’importance de la ‘confession’ des ‘bourreaux’, et l’absolution reçue des victimes. Très souvent, on entend parler de pardon. Il ne faut pas ignorer que pour pardonner, il faut d’abord qu’il y ait reconnaissance des fautes, des tords. Il n’est pas possible de pardonner à celui qui n’a pas reconnu son tord ! Du moins, le pardon dans ce cas est nul et non avenu, puisque faute il n’y a pas ! Les conférences nationales ont bien joué ce rôle, en permettant d’abord les confessions, puis en amnistiant après.
Si Kérékou a humblement reconnu sa défaite, Amadou Toumani Touré lui ne s’est même pas présenté aux élections. En acceptant de s’éclipser tout les deux, ils ont immédiatement montré , des le début du processus que l’alternance était possible. Ceci est un facteur dont on ne peut mesurer l’immensité de la portée. d’entrée de jeu, la confiance est établi et la population sait qu’elle a vraiment le pouvoir de décider. Cela se ressent aujourd’hui encore aussi bien au Bénin qu’au Mali par l’engouement des populations à l’approche des élections: Une « élection est une fête » , en tout cas pour les béninois !
Pour ma part, l’attitude aussi bien de Kérékou que de Amadou Toumani Touré a permis à leur pays respectif de partir du bon pied. Il ont transmis un message puissant a leur successeur quant à la protection de la démocratie. En revenant ensuite au pouvoir, ils ont permis a la classe politique de prendre du recul afin de mûrir en maturité.
Partout sur la planète terre, dites ‘Afrique’ et l’on vous répondra ‘Soleil’. Le soleil comme nous le savons tous, est la plus grande source d’énergie de notre galaxie. Or, en Afrique, malgré l’abondance de cette source d’énergie, beaucoup de pays éprouvent de plus en plus de difficultés à se fournir en électricité. Ce qui est arrivé à Dakar Lundi soir aurait pu se produire dans n’importe quelle capital de la sous-region, des plus riches aux plus pauvres commence à s’accoutumer aux délestages du réseau électrique. Les raisons de cet état des faits sont multiples, et je vous propose une analyse de quelques unes des raisons qui a mon avis sont remédiables non seulement immédiatement, mais aussi a moindre coût.
A mon avis , ces mauvaises pratiques commencent depuis la gestion même des sociétés d’électricité, jusqu’à la gestion des relations avec la clientèle, en passant bien sur par le choix des directeurs.
Le dicton ne dit il pas que « on ne coupe pas la branche sur laquelle on est assis » ? Eh bien, nos sociétés de production d’énergie ne l’entende pas de cette oreille. En effet les maux qui minent leur activité sont multiples:
– non disponibilité des services: la couverture est en général insuffisante et incapable de satisfaire la demande. D’aucun penserait que, face a une forte demande, l’entreprise s’empresserait d’augmenter sa capacité afin de maximiser en terme d’affaire !
– les pénuries, l’objet même de cet article. Pour faire des affaires, il faut vendre. C’est l’objet même de l’existence de ses sociétés ! Et pourtant !
Toutes, elles nous citent la vétusté de leur moyen de production. On a envi de leur lancer « Et l’amortissement, jamais entendu parle ? ». Eh oui, c’ est ahurissant , que d’entendre de telles excuses ! Mais hélas cela n’est pas surprenant !
Ce n’est pas surprenant que les moyens de production soit vétustes pour une simple raison ! Les dirigeant ne sont pas tenu au résultat. La gestion de ces grosses ‘boite’ est devenu hautement politique. Seules les grosses légumes du parti au pouvoir y accède, sans aucun objectif ni mission ni même expérience. L’argent de l’entreprise est utilisé à d’autre fins, toujours politique: financement de campagne, soutient au budget et j’en passe ! Et pourtant, dans la tarification, l’Etat a sa part sous forme de TVA et d’autre taxe ! Pourquoi ne peut il pas laisser à la société sa part, pour par exemple amortir le matériel ? Je ne sais ! J’aimerais bien avoir l’avis d’un ministre de l’énergie dessus !
Il serait souhaitable de pouvoir traiter l’Etat comme n’importe quel autre actionnaire de la société. Le conseil d’administration aura donc la charge de recruter un directeur expérimenté et lui assigner une mission claire et précise.
Ces sociétés sont le plus souvent l’Etat. L’Etat avec toute sa violence. Le clients n’est pas du tout considérer. En fait la loi a été faite en sorte qu’elle favorise la société. Si mon nouveau réfrigérateur est grillé par une coupure intempestive, le pourrai courir longtemps sans être dédommager. Dans ces conditions, ou l’entreprise ne semble avoir aucun devoir vis à vis du client, l’entreprise n’a vraiment aucune raison de s’améliorer.
Des lois qui donnent beaucoup plus de droit aux clients sont souhaitables aussi bien pour le client que pour l’entreprise elle-meme.
Mes critiques de la politique énergétique de nos Etats sont nombreuses. Alors, pour ne pas avoir à écrire un article interminable, je me contenterai de discuter juste quelques unes de ses critiques.
La production de l’électricité a pendant longtemps été un monopole d’Etat. De nos jours , avec les efforts consentis pour l’électrification des zones rurales, les lois ont été modifiées afin de permettre à des coopératives et même à des entreprises privées de produire de l’électricité en milieu rural. Mais il serait souhaitable, que même en zone urbaine, le privé et même le citoyen Lambda puisque participer a la production de l’ énergie. Le domaine pendant longtemps et aujourd’hui encore est vu comme un domaine stratégique. Mais en réalité, dans le secteur, la production de l’énergie n’a rien de stratégique à proprement parler. Le villageois qui retourne du marché sur son vélo en produit avec sa dynamo. Ce qui est stratégique dans le domaine de l’énergie, c’est plutôt sa distribution, c’est à dire le réseau électrique (l’ensemble du câble haute et moyenne tension). C’est ce réseau électrique, que je pense, devrait être le monopole de l’Etat.
La production de l’énergie donc, à mon avis doit être entièrement libéralisé aussi bien en campagne qu’en milieu urbain. L’Etat pourvoie le réseau de distribution, ce qui du reste réduira de beaucoup les coups de l’investissement dans la production de l’énergie. Il devrait être possible pour chaque producteur de vendre son énergie au réseau. Cela permettra aux uns de monnayer leur excédent de production et autre de bénéficier d’une source supplémentaire . Par exemple, si à Dori (à l’Est d du Burkina) à cause de la chaleur les groupes doivent s’arrêter, à Batié (au Sud-Ouest), la production peut continuer et l’énergie injectée dans le réseau peut être utilisé à Dori notamment !
Alors, oui pour un monopole sur la distribution. Il faut un réseau national intégré, et vu la lourdeur des infrastructures, seul l’Etat peut vraiment prendre en charge de tel investissement. Par contre non au monopole de production. Le gymnase de mon cartier devrait pouvoir revendre l’énergie produite par toutes ses gens bien nourries qui pédalent les vélos d’exercice pendant des heures !
En introduction, j’ai mentionné le fait que l’Afrique était le continent le plus ensoleillé et pourtant a des difficultés à produire l’énergie qu’il lui faut. C’est vrai que lorsque cette production est presque entièrement dépendante de groupe électrogène quelque soit leur taille, vu l’ensoleillement, il y aura toujours problème. Tout moteur électrique doit être refroidi, et quand cela n’est pas possible, il faut simplement l’arrêter. C’est pourquoi les véhicules ont des radiateurs. C’est dire que avec la production d’énergie basée sur les sources d’énergie fossile, les pays chauds ont un handicap supplémentaire à franchir !
Mon avis est que nous devrions , au lieu de prospecter pour de nouveau gisement de pétrole , plutôt utiliser l’autre ressource naturelle que nous avons abondamment: le soleil ! Pourquoi l’Afrique n’est elle pas aujourd’hui à l’avant garde de la recherche sur l’énergie solaire ? Avec le réchauffement planétaire qui une question de plus en plus prise au sérieux, il devrait être assez facile pour l’Afrique d’attirer non seulement les capitaux, mais aussi les cerveaux les plus brillants en matière d’énergie solaire. Je rêve d’un centre inter-africain de recherche sur l’énergie solaire, financer par nos Etats, avec des chercheurs venus de partout dans le monde.
A défaut de cela, nous devrions pouvoir au moins encourager les ménages à utiliser ce qui existe déjà. De nos jours une maison peut être auto suffisante en matière d’énergie : réfrigérateur solaire, congélateur solaire, climatiseur solaire. Pourquoi nos Etats n’encouragent ils pas le développent de cette autosuffisance ? Pourquoi chaque mètre carré de toit n’est il pas couvert par un autre mètre carré de panneau solaire ? Pourquoi, les sociétés qui produisent ces réfrigérateurs, climatiseurs ne sont elles pas encouragées à venir s’installer chez nous pour produire beaucoup moins chère à la portée de nos bourses ? Pourquoi nos Etats taxent ils encore les panneaux solaires ?
En dehors de l’énergie solaire, l’énergie hydro-electrique, notamment à travers les barrages d’Inga en RDC est l’autre source renouvelable qui pourrait résoudre le problème à l’échelle continentale. Pourquoi aucune de nos organisations régionales ne paraissent s’intéresse sérieusement à ce potentiel ?
En conclusion, la gestion de nos sociétés de production d’électricité gagnerait à être dépolitisée et professionalisée. Si il est vrai que le domaine de l’énergie est stratégique, cela est vrai pour la distribution plutôt que la production. Par conséquent, l’Etat devrait mettre en place un réseau national (sinon régional) afin de permettre une meilleure gestion de la production. Il devra aussi permettre à des acteurs aussi modestes que les ménages de revendre de l’énergie au réseau national. Les ménages ne pourront atteindre un tel niveau d’intégration que si ils sont encouragés vers un auto-suffisance energetique, à travers l’utilisation de l’énergie solaire. Dans un tel contexte, chaque bâtiment produira son énergie pour son électrification, sa climatisation, et ne reversera au réseau national que l’excédent de production.
Voila , la nouvelle est tombe, nette comme un couperet ! Concise, Claire et Nette : « Nous ne sommes pas ici pour réviser l’article 37 »
Le mot clef ? : CONSENSUS ! CONSENSUS ! CONSENSUS !
En politique, il faut toujours savoir se laisser une porte de sortie ! L’opposition Burkinabé semble n’y avoir rien compris ! Et pourtant, j’ai écris maintes articles les mettant en garde sur mon Blog :
– Pourquoi Blaise Compaoré est à son dernier mandat !
– La vraie raison derrière les reformes constitutionnelles au Faso.
– Il était une fois … un président devenu premier ministre !
Je crois que ce jour est le plus triste de tous ! Le jour ou toute l’opposition prouve qu’elle n’est pas suffisamment mature pour veiller aux affaires de notre pays ! Je reviendrai plus tard sur l’opposition ! Mais une fois encore ils se sont fait avoir ! Maintenant, on pourra nous fourrer n’importe quoi dans notre constitution, et c’est la faute de l’opposition !