
Cette interview du Ministre Bembamba vous met le baume au cœur ! Comme le disent les anglophones, « he makes all the right noises », i.e, « il fait tout les bons sons » !
Cela est vrai ! A quelques exceptions près, le ministre énonce tout ce qu’il faut pour amorcer une véritable développent de notre chère patrie : développent du transport, formation de la main d’œuvre, etc …
Vraiment tout y est ! Mais alors pourquoi rien ne change sur le terrain pour les Burkinabé ? A mon avis, deux éléments clefs expliquent la triste réalité que nous constatons :
Le ministre nous démontre en tout cas qu’il a mis à bon service son temps sur les bancs des universités. En effet, si vous poser les mêmes questions que le journaliste a des étudiants des sciences économiques, nul ne serait étonné que vous obteniez les mêmes réponses ! Classique ! Le problème a été résolu encore et encore de part toute la terre. Le problème n’est pas de connaître les solutions. Toute personne instruite connaît les solutions. Le problème, c’est de les mettre en œuvre, ou du moins de faire en sorte qu’elles se mettent en œuvre. Cela ne se fait ni à coup d’interview ou de discours, ni à coup de rencontre, encore moins en par des énonciations et des slogans creux !
Une des phrases du ministre retient mon attention sur le sujet. Parlant de Bagré, le ministre dit en substance vouloir « qu’il y ait l’agro-business » avec l’aide des partenaires! Pour ceux qui connaissent le livre de la Genèse, on est bien tenté de dire, « Et l’agro-business fut » ! Pas ! On n’implante malheureusement pas l’agro-business monsieur le ministre ! S’il y a des producteurs qui produisent ce que quelqu’un d’autre désire, je suis certain que l’échange se fera, et voila votre agro-business ! Une simple question d’Offre et de Demande ! Les prix des denrées alimentaires sont en pleine flambe, alors ce n’est pas la demande qui manque ! Le problème monsieur le ministre, c’est l’offre et vous le savez ! Par vos reformes agraires bidons, vous vous êtes accaparés les terres du pays si bien que l’agro-businessman ne peut pas en trouver ! Les plaines aménagées sont distribués à vos proches qui les exhibent avec fierté plutôt que de les travailler ! Que voulez-vous donc ?
Voici un joli schéma directeur chiffre à 7000 milliards de CFA ! Somme colossale, mais pas en réalité quand on sait que notre pays engrange annuellement près de 1500 milliards ! Moi, ce qui me vient a l’esprit, c’est que en réservant 1/3 de nos recettes annuelles à notre propre développent, nous financeront tout le projet en 14 ans ! Cela, c’est sans compter avec l’accroissement des recettes que chaque investissement retournera !
Mais voila, pour le grand argentier du Faso, la question est autre ! Il prend sa valise et fonce à Paris pour tendre la main ! Et cela malgré le contexte mondial actuel, marqué par une crise économique profonde ! Monsieur le ministre, même les paysans ont maintenant compris que de nos jours, nul ne finance un projet si il n’y a pas d’investissement personnel. Il faut faire preuve que la chose vous tient à cœur et que vous êtes prêt à y mettre vos propres sous ! « Qui est fou comme un fou » dirait l’autre !
Alors, monsieur le ministre, avant d’aller humilier notre pays de la sorte, rappelez- vous que Vous avez les moyens de mettre ce projet en œuvre, si vous y croyez et y tenez ! Les Burkinabé consentiront bien à des sacrifices pour cela !
Monsieur le ministre, au lieu de ranger votre schéma directeur de développent de notre pays, (vu la réaction que j’imagine négative de vos partenaires), je vous propose d’ouvrir le débat sur comment le financer. Entre le budget national, les emprunts d’Etat, je suis certain que nous pouvons au Faso trouver 7000 milliard pour le bonheur de tous !
Après tout, il s’agit d’une contribution de 500 000 CFA sur 14 ans de chacun des 17 millions d’habitants que compte notre pays, soit une contribution annuelle de 30 000 ou encore 2500 CFA par mois ! Reste à convaincre les Burkinabé et leurs représentants à l’AN que cette taxe pour le développement national vaut la peine d’être payée, et qu’ils en récolteront les bénéfices ! Notre développement est notre propre affaire d’abord, pas celle de nos partenaires, ni des bailleurs de fonds.
Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.
Voici un extrait:
Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 2 800 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 47 voyages pour transporter autant de personnes.
Mes meilleurs veux à tous pour cette année 2012.
La rumeur ces derniers jours se fait persistante sur la dévaluation du franc CFA. Vous avez sans doute lu des articles ou même reçu des mails sur le sujet.
Cela fait longtemps que j’avais envi d’écrire un article sur le sujet, mais l’occasion ne s’était jamais présentée.
La zone CFA est une très vaste zone. En effet ce sont près de 16 pays au total qui utilise la même monnaie même si le CFA de la BEAC n’est pas interchangeable avec celui de la BCEAO. Le mécanisme du CFA est assez simple pour le profane. La France, ancienne puissance coloniale garantie la convertibilité de la monnaie et les banques centrales de la zone s’engagent à déposer un certain pourcentage de leurs avoirs auprès du trésor français.
La question de la dévaluation du franc CFA a été mainte fois posée avant maintenant.
Du point de vu d’un pays entièrement dépendant des importations comme le Burkina Faso, la dévaluation du CFA , si elle est effective, sera une catastrophe. En effet, il faudra beaucoup plus de CFA pour s’offrir exactement le même bien. L’on se rappelle la dernière dévaluation et l’effet que cela a eu sur les prix du riz, des motos, du fer à béton, etc ..
Même pour les produits locaux, il y a des changements de prix assez drastiques parce que certains maillons de la chaîne de productions sont importés.
En claire donc, pour les pays dont la balance commerciale est déficitaire, une monnaie faible est loin d’être une bénédiction !
Avec le spectre de la famine qui s’annonce du fait de la pluviométrie déficiente, le contexte mondial caractérisé par une hausse générale des prix des denrées alimentaires, une dévaluation pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les pays les plus pauvres de la zone franc.
Contrairement à ce que l’on peut penser, la monnaie ne sert pas seulement à acheter ! Elle sert aussi à vendre . Dans la zone franc, si les pays pauvres comme le Burkina Faso, ne produisent presque rien et se contente juste d’acheter, des pays suffisamment riche comme la Cote d’Ivoire par exemple produisent et ont besoin d’écouler leur production.
En exemple, le café et le cacao ivoirien n’est plus très compétitifs sur le marché international parce que le franc CFA est suffisamment cher. Une solution très souvent utiliser dans un tel cas, c’est de dévaluer sa monnaie. L’on peut se rappeler le cas de la Lire italienne . La monnaie peut être un atout dans ce cas.
Nous savons tous que la croissance de la zone franc est très insuffisante. Une dévaluation du CFA devrait en principe rendre notre production locale beaucoup moins cher aux acheteurs étrangers, et ainsi nous redonner un peu plus de compétitivité. Nos économie consomme plus qu’elle ne produisent, et il faut impérativement inverser cette tendance si nous devons tirer notre épingle du jeu. Un dévaluation pourrait encourager la consommation des productions locales. Consommons UEMOA !
On en peut pas parler du CFA sans évoquer la question de la parité fixe . A qui profite elle ? Est elle nécessaire ? Il est indéniable que la parité fixe permet un meilleur contrôle de l’inflation dans la zone franc. Mais il existe bien d’autre moyen de contrôle de l’inflation . Alors que gagnons nous d’autre en fixant la parité de notre monnaie ?
Il n’est pourtant pas difficile de citer ce que nous perdons : Par exemples, en ne disposant pas a notre bon vouloir de presque 60% des avoirs de nos banques centrales, nous perdons potentiellement des sommes colossales. Nous avons aussi vu la cherté relative de notre monnaie rendait notre production non-competititve sur le marché international. Il serait souhaitable que nous puissions utiliser le taux d’échange de notre monnaie pour attirer les acheteurs. Corollaire de cette situation, notre industrialisation est très en retard, parce que avec un CFA fort, nous pouvons nous offrir des biens fabriqués ailleurs.
Ces dernier mois, nous avons suivi avec combien de peine les pays des la zone euro essaye de maintenir la monnaie commune. En effet, beaucoup d’économistes prédisent la fin de l’euro, ou alors une intégration beaucoup plus accrue des politiques financières des états membres de la zone. La zone CFA, en plus de 50 ans d’exercice n’a jamais connu de tel problème ! Cela nous le devons au fait que nos économies sont si embryonnaires qu’elles ne sont pas impliqués dans les marcher financiers mondiaux. Les problèmes de l’Euro devrait nous servir de leçons: sans intégration fiscale , l’intégration monétaire peut se révéler un challenge !
Tout ne sera pas rose pour tous le monde si le CFA venait à être dévaluée. A long terme cependant, une relance de la croissance dans la zone franc devrait compenser les effets néfastes de la dévaluation. Il convient cependant de se poser les vraies questions à mon avis et de prendre les décisions qui s’imposent des maintenant, même si elles sont douloureuses. Je pense qu’il est grand temps de se défaire de la parité fixe de notre monnaie commune pour la laisser fluctuer sur le marché. Un pays comme le Ghana a lui seul est en mesure de le faire avec sa monnaie et ne s’en porte pas si mal ! Les pays de la BEAC et de la BCEAO devrait pouvoir le faire eux aussi. La monnaie est un instrument, il est grand temps que nous nous en servions pour nous développer plutôt que pour maintenir notre dépendance vis à vis de notre ancienne colonisatrice !
Je viens de finir de lire votre article sur le pays, et je tremble de rage tout en m’efforçant de vous faire cette réponse. Je me propose d’analyser votre propos, afin de vous porter une contradiction réfléchie.
« Depuis quelques temps, l’un des termes les plus utilisés au Burkina Faso est « Alternance ». Quelle alternance ? Comment ? Avec quels acteurs ? Sous quelle forme ?”
Voici la des qui m’étonne ! Depuis la constitution de 1991, il a été question d’alternance ! L’alternance n’est elle pas la raison pour laquelle nous avons voté de mettre fin aux régimes d’exception ? La démocratie pluraliste elle-même ne sous-entend elle pas alternance ? Alors, messieurs, ou étiez-vous depuis les débuts de la quatrième république ? Cela se voit que vous êtes toujours à l ‘ère du parti unique !
Le pire, vous pensez ne pas savoir de quelle alternance, il s’agit mais néanmoins, il vous plaît de faire un article pour vous y opposer en toute vraisemblance ! Comment voulez vous être pris sérieusement ? Comment pouvons nous pensez un instant que cet article est le produit d’une cogitation intense ? C’est de la provocation pure et simple !
« C’est cette même situation qui prévaut au Burkina Faso depuis belle lurette car, l’apparente unité de la majorité que nous observons a pour socle le Président Blaise Compaoré »
Je m’en fou ! Je suis sur que beaucoup d’autre burkinabè s’en foute ! Le CDP ce n’est pas mon affaire ! Entretuez-vous si vous voulez ! Ce n’est pas mon affaire, ni celles de ces masses qui selon vous « sont sorties massivement pour le faire savoir en se gardant de se mêler des questions non liées à ces aspects de leurs revendications. »
Lorsque nous disons parti-Etat, ce ne sont pas des fleurs que nous vous jetons. C’est une façon de qualifie la gestion merdique que vous avez de notre pays. Un pays ou le patrimoine de l’Etat se confond à celui du président de la République et du parti au pouvoir ! Vous n’avez pas compris que c’est bien cela même qui doit changer, de fait nous donnant raison de vouloir ce changement !
« Après ces messages très clairs, devons-nous consacrer plus de temps à parler d’alternance qu’à chercher les voies et moyens pour satisfaire ces demandes légitimes ? Nous pensons que non car, si les solutions se trouvaient juste dans cette alternance, on l’aurait vérifié ailleurs et nous nous en serions inspirés. »
Bravo ! Tunisie, Égypte, Libye, Espagne, Italie, Irlande, Yémen, etc..
Autant de régimes démocratiques ou non emporter par les revendications qui découlent de la crise économique actuelle ! Ou étiez-vous lorsque cela arrivait ? Sous les pierres ? Il faut vraiment être de mauvaise fois pour penser que nul n’est responsable de la conjoncture actuelle du pays ! Il faut faire montre d’un certain mépris des burkinabè pour désigner un autre responsable que celui la même qui préside au destin de notre pays depuis plus d’un quart ! Suivant votre logique, « Nous » devons passer plus de temps à chercher des solutions ! Qui est ce « nous » ? Comment arrives-t-on a ce « nous » ? Désole messieurs, si vous n’avez pas les solutions, partez ! Il n’y a pas de « nous » !
Le produit premier de l’alternance c’est justement cette diversité dans les solutions. C’est pourquoi messieurs, nous demandons l’alternance. Bien sûr, vous messieurs ne voyez que vos ventres, vos bas-ventres et vos viscères ! Non, l’alternance ce n’est pas seulement un changement d’homme ! C’est surtout un changement de méthode, de politiques de développement. A force d’essayer de plusieurs façons, on trouvera la bonne façon un jour ! Par contre, à essayer toujours de la même façon, rien ne change ! Pourtant, c’est cette façon que vous défendez. Est-il si difficile de vous rendre compte que rien n’a change dans notre pas depuis un quart de sicle ? Sauf vous, votre palais, vos femmes et vos voitures ! Mais voyez-vous, cela c’est vous, pas le Faso !
Il y a à mon avis des préalables si vous voulez refuser « grève intellectuelle et l’hypocrisie » comme vous dites. :
1- Le seul couple est Blaise Compaoré,
2- Le changement est porteur à terme de bonnes nouvelles.
3- Le refus de changement est porteur à termes de malheurs.
4- Les expériences des peuples ne sont pas transposables : La révolution Française de 1789 n’a pas empêché la révolution russe de 1917 !
5- L’Etat est une continuité, pas un homme ! Les fonctionnaires assurent cette continuité ! Aucun politicien n’est indispensable ! Aucun !
« Il est plus que nécessaire de trouver une forme d’alternance préparée à la burkinabè et cela ne peut pas se faire dans la précipitation si nous voulons préserver les acquis. »
Quand même ! Après un quart de siècle ! Et ce n’est même pas vrai ! Le pays n’a besoin d’aucune préparation, ni transition ! C’est con de penser que seul Blaise Compaoré peut présider le Faso ! Cela n’a aucun sens, ni théorique, ni dans la réalité ! A en croire les adeptes de cette thèse, Blaise Compaoré serait le percepteur, le policier, le médecin et que sais-je encore ! Non. L’Etat est une continuité ! Blaise n’a jamais su comment les taxes sont collectées encore moins comment les gens sont opérer de leur cataractes ! Voyez-vous, l’administration publique fait tourner le pays ! Le rôle du politicien, c’est de donner des directions, de concevoir des modèles de développement et de les faire appliquer par l’administration. Bien sur, lorsque le pouvoir en place n’a pas d’idée, il se confond alors à l’administration ! Résultat, des gens comme vous pensent que c’est Blaise qui administre notre pays ! Vous n’avez pas tord quand en 25 ans sa seule idée originale a été « huit mille villages, huit-mille forets » !
L’administration publique est une science ! La présidence de la république non ! Alors n’allez pas me dire qu’un seul homme sait comme être président de la république puisque il n’y a pas de façon définie de l’être ! Le Faso existait avant Blaise Compaoré et existera après Blaise Compaoré
! Ce pays n’a besoin d’aucune préparation, parce qu’il a une administration compétente qui n’attend que les politiques veuillent bien prendre leurs responsabilités !
Le débat intellectuel suppose avant tout le respect de son auditoire. Ce respect se manifeste surtout dans la cohérence des idées, la bonne fois et l’humilité ! Cet article c sans aucune logique intellectuel est une insulte à notre intelligence. Une arrogance de pseudo-intellectuel qui se cassent en deux pour essayer de justifier injustifiable, défendre ce qui ne peut l’être ! Vu les tares expose, il n’est pas étonnant que notre cher pays soit dans l’état que nous savons tous !
Un article qui dresse un bien très sombre tableau de l’avenir de notre pays ! Très en contraste avec les sujets de l’émergence dont certains parlaient pendant la récente campagne électorale ! Une chose est certaine cependant, il n’y aura jamais émergence si le problème de l’éducation n’est pas résolu !
Oui, le « Programme nationale d’accélération de l’alphabétisation » 2011-2015 est une belle réponse à mon interpellation ! Monsieur le ministre, je tiens à vous féliciter personnellement pour cela, et je retire mon appel à votre démission afin que vous puissiez mener ce programme à bon port ! J’ose espérer que ce programme s’est doté d’objectifs clairs et mesurables sur lesquelles nous pourrons juger de son succès ou de son échec.
La problématique de l’éducation doit être prise au sérieux. Je suggérerais même que pour les 5 années à venir, le gouvernement arrête tout pour ne faire que de l’éducation ! Si Blaise peut ne faire que ça avant de partir, je considérerai (pour ma part) après tout que ces 28 années de pouvoir auront servi a quelque chose. Quant je dis tout, je veux vraiment dire tout : pas de nouvelles routes, hôpitaux, fonctionnaires, ministres et ministères, armes et militaires, conférences, colloques et réunions, CIAO et FESPACO etc.. Tout le budget de l’Etat doit aller à l’enseignement, seulement l’enseignement et uniquement l’enseignement ! Silence, on éduque au Faso !
Oui, il faut commencer par changer la loi ! L’Ecole doit être obligatoire jusque à l’âge de 16 ans. Elle doit être gratuite jusqu’à cet âge. Les parents sont responsables devant la loi pour la scolarisation de leurs enfants.
En conséquence, si un enfant est pris et qu’il s’avère qu’il ne va pas a l’école, ses parents écopent d’une amende ou sont foutus purement et simplement en prison ! Ceci est le cas, même dans les pays développés !
Il faudrait aussi songer rendre obligatoire la dualité des lieux de culte. En effet, il n’est pas rare quand vous vous baladez dans nos villes et villages de voir que la population s’est volontairement , solidairement sans aucune contrainte externe, construit un temple, une mosquée ou une chapelle. La loi doit rendre obligatoire la construction d’un lieu d’instruction avec. On peut utiliser le même lieu pour les deux.
La loi devra aussi rendre obligatoire la formation de l’officiant en ce lieu de culte (le catéchiste, le prêtre, l’imam, le pasteur etc ..) afin qu’il puisse délivrer l’enseignement de base aux enfants de la communauté. On ne peut pas s’occuper de l’âme en ignorant le corps ! Toute instruction religieuse de quelque forme quelle soit, doit être au préalable accompagnée d’une instruction de base en français ou en langue nationale suivant l’âge.
Oui, tout cela est à l’eau si nous n’en avons pas les moyens. Alors parlons argent. Le budget annuel de l’état s’élève à plus de 3 milliards de dollars. Apres avoir payé les intérêts sur nos prêts et payé les fonctionnaires, j’estime qu’il nous reste autour de 1 milliard de dollars à reverser entièrement dans l’enseignement. Le ministre du budget pourrait être plus précis dessus.
En tout cas, voici quelques suggestions qui devront permettre de dégager quelques ressources :
– La suspension des dépenses militaires pour les 5 prochaines années. Estimant cette dépense à 50/60 millions de dollars par an, cela fait entre 125 et 300 millions de dollars d’économie sur les 5 années.
– La suppression sur 5 ans des recrutements à la fonction publique. Avec une moyenne de 8000 emploies par an, cela fait 40 000 X 12 salaires sur 5 ans
– La levée d’une taxe d’effort nationale à l’éducation applicable à tous citoyens adultes (une sorte d’impôt de capitation).
– Le revirement d’une bonne partie des fonctionnaires de l’Etat vers l’enseignement de base pour les 5 prochaines années : le fonctionnaire perçoit son salaire habituel, mais enseigne en lieu et place de son travail habituel.
Les conséquences d’une bonne éducation, seront multiples sur notre pays. Par exemple, sur le plan de la santé, l’on pourrait voir disparaître du jour au lendemain certains maux sur lesquelles nous dépensons beaucoup de ressources tout simplement parce que les mesures préventives seront connues de tous, acceptées et observées. L’amélioration de l’hygiène nous ferra faire des bons en matière de santé. L’éducation en elle-même résorbera le problème de la pauvreté, en aidant à une meilleure planification familiale au sein des couples, en augmentant les revenus des ménages, en dynamisant notre économie.
Même si rien de tous les bénéfices escomptes ne se réalisait, et que a la fin nous n’avions qu’un peuple mieux outiller pour le monde moderne, cela vaudrait le coup ! Heureux l’homme par qui cela serait arrivé, car il recevra tout les Nobels de l’année : Economie, Paix, Médecine.
Alors, monsieur le ministre, monsieur le président du Faso, si vous hésitez encore sur comment marquer votre passage aux affaires dans notre pays, voici la une façon de le faire.
Ainsi va le dicton ! L’obstination du gouvernement sur les reformes politiques me fait penser à ce dicton. En effet, nous savons tous que les seuls objectifs de ces reformes étaient :
– Tripoter l’article 37,
– Le cas échéant, introduire des amnisties pour assurer une retraite dorée a l’enfant terrible de Zignaré.
Soit ! Depuis les travaux du CCRP, il apparaît que seul le cas échéant est faible : Pas de consensus sur l’article 37 !
Vu ce que cela coûte,
Vu la famine qui s’annonce,
L’on est en droit de se demander pourquoi l’argent du contribuable est toujours dilapidé pour tenir des assises régionales, puis nationales.
Ne peut on pas face à la conjecture trouver une voie alterne qui abrège ces tergiversations et nous économise de l’argent ?
De mon point de vue, étant donné que la composition des délégations est la même aussi bien au niveau du CCRP, des régionales et de la nationale, il n’est pas étonnant que les conclusions soient plus ou moins les mêmes ! La messe est donc déjà dite ! Pourquoi alors avec un projet que nous savons tous vouer à l’échec ?
Pourquoi substituer des comités aux institutions de la république ? Est-ce la un aveu du manque de légitimité que ces même institution (Assemblée Nationale, municipale, présidence) ont ?
Si tel est le cas, la solution ne se trouve pas en des assises nationales. La solution serait plutôt la dissolution des ces institutions et l’organisation d’élections libres et transparentes afin de restaurer au peuple sa voix !
Si par contre vous penser avoir la légitimité nécessaire, alors gouvernez sur la base des institutions de la république. C’est bien pour ça que nous (ne) les élisons (pas) ! Le peuple du Burkina-Faso aura bien sûr le dernier mot, comme les peuples de Tunisie, d’Egypte, de Libye et d’ailleurs !
Phrase très ambiguë !
Sens 1 : Le taux de chômage est de 2,4% et on veut le réduire à 1% !
Sens 2 : Le taux de chômage est de N% et on veut le réduire de 2,4-1%. Dans ce cas, il faudrait plutôt dire de 1-2,4% !
Si le sens est 1, j’aimerais bien savoir ce que l’INSD en pense ! Malgré le taux d’analphabétisme énorme, j’ai l’impression que presque 90% des étudiants en fin de cycle n’ont rien à faire (seules l’exception des médecins et des pharmaciens). Alors si l’Etat travaille avec des données différentes, on comprend donc pourquoi il ne perçoit pas ce que la majorité des burkinabe voit comme problèmes qui minent notre pays. N’est pas d’ailleurs ce qui à poussé Mohammed Bouazari au suicide ? Quant tout le monde pensait que tout allait bien, lui chaque jour souffrait en silence son calvaire. La suite on la connaît : le printemps arabe !
Penser que ce n’est pas à l’Etat de créer des emploie est tout à fait faux ! L’Etat doit assurer le bien être de ses citoyens ! Bien être signifie aussi avoir un travail décent qui donne un sens a son existence !
Biensur tout le monde ne peut pas être fonctionnaire ! Mais l’Etat doit créer les conditions qui permettent au prive de créer des emploies. Cela inclut :
Pour ceux qui ont tenté l’expérience, le Faso brille par sa médiocrité en la matière ! L’Etat est trop souvent trop gourmand si bien que les entreprises croupissent des leur création sous le fardeau des taxes, impôts et autres cotisations diverses dont elles doivent s’acquitter avant même d’avoir fait la moindre affaire. L’état des infrastructures laisse à désiré: le simple téléphone, ou la simple connexion internet, en dépit des tarifs extorsionistes n’est tout simplement pas disponible ! Quand toute l’activité n’est pas à l’arrêt pour faute d’électricité, vous êtes coupé de vos clients, fournisseurs et du reste du monde parce que le réseau de téléphonie ou internet est en panne ! Le pire, à la fin du mois, on vous réclame des redevances et que sais-je encore ! Un exemple, l’ internet mobile : Au moins 18 000 CFA chaque mois ! Peut-on jamais vraiment l’utiliser ? non ! Je ne commencerai même pas sur l’affaire de l’électricité, autrement je ne bouclerai jamais cet article !
En somme,la problématique que l’emploie est très sérieuse et il convient de s’y attaque de façon objective et avec des données fiables. La complaisance dans ce domaine ne mènera qu’a la révolution comme dans le cas actuel du proche orient. A bon atendeur donc, monsieur le PM !
L’ Etat ne peut pas être un pourvoyeur direct d’emploi pour tout le monde. Cependant, il incombe à l’Etat de créer les conditions nécessaires à l’épanouissement du secteur privé afin que celui-ci crée les emploies dont nous avons tous besoin.
Le câble qui fait l’objet de notre article du jour traite des perspectives de la démocratie au Burkina Faso. L’unification des parties d’opposition, la possible candidature de Blaise, la formation aussi bien de parti politique que de l’électorat sont autant de défi à relever par notre démocratie selon l’analyse de l’ambassade des USA à Ouagadougou. Il est publié le 18/03/2009.
Dans les trois a cinq prochaines années, la démocratie naissante du Burkina Faso a le potentiel de faire des progrès signifiants.
Les domaines prioritaires incluent: fusionner et renforcer les nombreux, faible et fragmente partis d’opposition; augmenter à travers la formation et l’accès aux ressources ,la capacité des partis politiques à conduire des campagnes électorales , améliorer l’éducation de l’électorat et approfondir la liberté des média. Si le gouvernement et les partis politiques doivent faire eux même ces améliorations, les média et les partis politiques d’opposition bénéficierait d’une formation accrue. Si toute amélioration à court terme n’aura pas d’impact significatif sur l’élection présidentielle de 2010, elles seront clés pour l’élection de 2015. Tout progrès sera cependant réduit à néant si le président Blaise Compaoré décide de changer la constitution et de se re-presenter en 2015. A ce point, seul Compaoré sait ce qu’il fera.
Un mal propre a toutes les oppositions en Afrique ! La désunion, la multiplicité des partis politiques jouent à la faveur des tenants du pouvoir. Quand même les opposants soutiennent le président, on ne sait plus à quel saint se vouer ! Tout le monde connaît le mal, mais qui fait quelque chose contre ? Si les leaders politiques sont conscients que leur désunion joue à la faveur de Blaise Compaoré et du CDP, pourquoi alors ne s’en trouve – t-il pas un pour essayer la fusion ?
Ce ne sera pas la première fois que l’analphabétisme ressort comme un frein à la démocratie. A défaut d’alphabétiser tout le monde, il faut trouver une solution qui permette de juguler les effets néfastes de l’analphabétisme sur notre système politique. Une possibilité est de retirer le droit de vote aux analphabètes. Beaucoup crieront à la ségrégation, la création d’une classe de citoyen de seconde classe. Alors , ma solution préférée est une deuxième chambre, un sénat élu uniquement par les lettres. Ainsi, elle pourra jouer un rôle de contre-balance a l’assemblée élu au suffrage universel. C’est d’ailleurs la solution préférée de beaucoup d’autre pays, même si le mode d’élection diffère. En Angleterre, les lords sont en parties nommes, en partie héréditaire (de la monarchie). En France, le sénat est élu par le collège des autres élus .
Le câble wikileaks date du 09/05/2008.
– En début d’année 2008, le Gouvernement du Burkina Faso (GOBF) a annoncé qu’il a bouclé le financement du très anticipe barrage de Samandeni, et la réalisation commencerait au début de l’année 2009. Avec une capacité projette de stockage de 1050 million de mètres cube, le barrage de Samandeni sera le troisième plus grand barrage a usages multiples du Burkina Faso.
– Malgré l’enthousiasme du gouvernement, beaucoup de critiques dont le premier ministre Zongo montrent deux projets précédents à Bagré et à Kompienga comme la preuve que les barrages ne représentent pas une garantie de succès économique pour les populations environnantes.
– Dans l’effort de contrer la critique grandissante sur le coût de Samandeni, les allies du gouvernent cite de multiples potentiels bénéfices économiques incluant une zone de libre échange, l’accroissement du développent de l’agriculture et un potentiel touristique.
Points de vue principaux:
– Avec un prix de 281 millards de CFA, le barrage de Samandeni est un des projets les plus ambitieux jamais entrepris par le Burkina Faso. Dans l’impossibilité de justifier ce coût considérable aux partenaires Asiatiques, le GOBF s’est tourné principalement vers les fonds de développent du Moyen-Orient, prétendant que la réalisation de ce projet est une importante étape dans la capacité du pays à réaliser ses objectifs du millénaire.
– beaucoup de détracteurs pensent que le projet est une tentative mal conçu de faire taire les critiques a l’endroit du GOBF qui disent qu’il a oublie le devenir économique de la région Sud-Ouest du pays.
– les opposants au projet continuent de questionner la rentabilité d’un barrage haut de 22,6 metres, capable d’irriguer 21 000 hectares mais qui n’en irriguera que 1 500 en phase 1 de sa construction.
Comme l’Indépendant à l’époque, je reste sceptique quant à la capacité de ce barrage à atteindre les objectifs que l’état s’est fixé. Encore une fois , le CDP a endetté notre peuple pour un projet que tous le monde sensé voue a la perte avant même qu’il ait commencé !
Notons aussi le manque d’imagination de Blaise et du CDP que j’ai à mainte reprise décrie: Ils sont allés faire peau neuve d’un projet datant de 1976 ! Decidement !