Les notes de Koudraogo

Transcription – Le discours du président Obama au Ghana

 

(M. Barack Obama s’adresse au Parlement ghanéen à Accra) (4652)

 

 

 

(Début de la transcription)

 

La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 11 juillet 2009

 

DISCOURS DU PRÉSIDENT AU PARLEMENT GHANÉEN

 

Palais international des congrès

 

Accra (Ghana)

 

 

Le président : (Son d’une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d’une de ces trompettes. J’aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.

 

Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d’Amérique.

 

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents – Jerry Rawlings, l’ancien président Kufuor – au vice-président, au président de la Cour suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

 

Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

 

C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l’homme pour tous les peuples.

 

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je considère l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c’est ce dont je tiens à vous parler aujourd’hui.

 

Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique.

 

Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j’ai du sang africain dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble.

 

Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu’il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l’ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange inéquitables ; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

 

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.

 

Toutefois, malgré les progrès obtenus – et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique – nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

 

Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire. Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes.

 

Or, nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l’Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l’économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

 

Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

 

C’est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l’Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C’est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

 

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

 

Quant aux États-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l’étranger, ce qui correspond à l’intérêt de l’Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

 

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

 

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

 

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

 

Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections – il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

 

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

 

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement – le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana – et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s’élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

 

Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l’avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d’un citoyen est sacré.

 

Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

 

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l’égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l’expertise comptable, l’automatisation des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité.

 

Et cette aide, nous la fournissons. J’ai demandé à mon gouvernement d’accorder davantage d’attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l’homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d’obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que fera l’Amérique.

 

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération – le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

 

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d’Africains dans mon propre pays d’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise – la question est de savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici dans leur pays d’origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d’entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières – ou d’un seul produit d’exportation – a tendance à concentrer la richesse au sein d’une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

 

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent lorsqu’ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu’ils multiplient les industries d’exportation, se dotent d’une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d’emplois.

 

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d’autres pays et gagner de l’argent. Cela, vous le pouvez.

 

Certes, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l’Afrique d’une manière significative. Ce sera d’ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l’amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt – parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s’ensuit que de nouveaux marchés s’ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

 

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l’énergie. L’Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous – en particulier le monde développé – le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

 

Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l’énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l’ensemble de l’Afrique, il existe de l’énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l’énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l’Afrique du Nord ; de la côte de l’Afrique de l’Ouest aux récoltes de l’Afrique du Sud – les dons inépuisables que procure la nature à l’Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d’exporter de l’énergie propre et rentable à l’étranger.

 

Il ne s’agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s’agit de savoir si un jeune doté d’une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d’affaires armé d’une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s’agit de la dignité du travail. Il s’agit d’une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

 

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique.

 

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l’Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu’il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire.

 

Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d’infirmiers africains s’en vont à l’étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

 

Ainsi, d’un bout à l’autre de l’Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s’attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l’Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d’échanges d’informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d’aider ceux des petites agglomérations.

 

Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d’une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu’un enfant meurt à Accra d’une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s’attaquer à une maladie, nous savons qu’elle peut se propager à travers les océans et d’un continent à l’autre.

 

C’est pourquoi mon gouvernement s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis – 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s’agit d’ailleurs pas de s’attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l’accent sur la santé maternelle et infantile.

 

En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

 

Soyons bien clairs : l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre. Mais si l’on est honnête, pour beaucoup trop d’Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d’entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.

 

Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d’ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l’éducation et à la possibilité de réussir ; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.

 

C’est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l’inhumanité parmi nous. Il n’est jamais justifiable – jamais justifiable – de cibler des innocents au nom d’une idéologie. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

 

On voit d’ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l’Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d’un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s’avère nécessaire.

 

Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l’Afrique. Lorsqu’il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

 

C’est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l’assistance technique et l’appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l’Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l’Afrique et du reste du monde.

 

À Moscou, j’ai parlé de la nécessité d’un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la prospérité.

 

Comme je l’ai déjà dit, l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Les peuples d’Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-Américains – dont un grand nombre d’immigrés récents – réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l’avons accompli en dépit d’un passé difficile et nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.

 

Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l’Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l’aboutissement du mouvement des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d’une nation, et il a répondu : « Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. »

 

Aujourd’hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c’est vous qui le devrez le faire. Ici, je m’adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute l’Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.

 

Et voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis, l’histoire est en marche.

 

Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci : l’Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en tant qu’amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur.

 

Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c’est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c’est à ce moment-là que la promesse s’est réalisée, que la prospérité s’est forgée, que la douleur a été surmontée et qu’une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.

 

(Fin de la transcription)

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La lutte continue !

https://www.facebook.com/fasoalternance2015

 

Comment battre Blaise Compaoré !

J’aime à dire que critiquer est bien trop facile. En général, nous savons et voyons tous le problème. Apporter des solutions par contre est bien plus difficile ! Cependant, nous devons toujours nous efforcer d’esquisser une solution après avoir critique !

L’opposition burkinabé m’a toujours frappé par son incapacité à obtenir gain de cause sur les dossiers pendent de notre peuple. La raison principale de ses échecs, à mon avis, reste les comportements estudiantins et syndicalistes de nos opposants. Je m’explique :

Le refus de participation !

Bien trop souvent, comme des étudiants ou des syndicalistes qui vont en grève, nos opposants optent tout simplement de ne pas prendre par ! Malheureusement pour eux, en démocratie, il n’y a tout simplement pas de quorum ! Celui qui est absent, n’a tout simplement pas voix au chapitre et perd bien trop souvent. Nous avons vu un tel comportement lorsque par exemple Me. Bénéwende Sankara , CFOP de l’époque a refusé d’aller au CCRP ! Si tous les autres partis avaient fait de même et qu’il n’eut personne au CCRP pour s’opposer, la modification de l’article 37 aurait été acquise au sortir du CCRP !

Il n’y pas de grève en politique ! La procrastination est aussi un art politique ! Aux USA, première démocratie du monde, certains sénateurs font des discours qui durent des jours entiers, juste pour perdre le temps et dépasser un délai imposé par la loi. Le fameux « flibuster » qui permet d’occuper le temps à ne rien faire ! Par exemple, vu que le mandat de Blaise expire en Decembre 2015, l’opposition aurait pu par des discours creux et ronflants, des suspensions pour recherche et réflexion prolonger les travaux du CCRP jusqu’ à la fin de cette année. Cela aurait d’office tuer toute velléité de modification de la constitution d’autant que la charte de la CEDEAO en faveur de la démocratie, dont nous sommes signataire interdit toute modification 6 mois avant le scrutin ! Organiser une mise a jour du ficher electorale, puis un referendum, prendrait plus bien plus de 6 mois !

La fausse démonstration de force !

Quoique très importante pour les syndicats, la rue ne sert pas à grand-chose en politique ! Un syndicat prend la rue pour démontrer au patronat l’unité des membres vis-à-vis de la cause défendue ! Si la mobilisation est faible, le patronat sait alors que le syndicat est divisé sur la question, sinon …

En politique par contre, un parti politique qui prend la rue perd son temps ! Pourquoi ? Parce que la démocratie ne s’exerce pas dans la rue ! C’est à l’Assemblée Nationale par le vote des députés ou devant les urnes par le vote des citoyens que la démocratie s’exprime !

Laisser la rue aux organisations de la société civile.  Tout comme le patronat, les politiciens jugent le support d’une cause par la mobilisation dans la rue, et expriment leur vote en conséquence.

Le parti politique démontre sa force en liguant les alliances qui lui sont nécessaires pour battre l’adversaire. Par exemple, pour un vote a l’Assemblée Nationale, il s’agit de trouver le nombre minimum de députés pour voter en sa faveur. C’est pas facile, mais cela n’est pas impossible non-plus, surtout lorsque la majorité ne se compose pas juste d’un seul parti politique : Richesse ou Gloire, chaque Homme a son prix !

Et puis, comme je l’ai toujours dit , il y a le peuple ! L’article 98 de notre constitution permet au peuple burkinabé de prendre sa souveraineté en main à l’Assemblée Nationale :

Article 98

Le peuple exerce l’initiative des lois par voie de pétition constituant une proposition rédigée et signée par au moins quinze mille (15 000) personnes ayant le droit de vote dans les conditions prévues par la loi.

Voici que le CDP est entrain de l’utiliser à son avantage !

Pourquoi l’opposition n’a tel pas introduit une pétition depuis pour couper court tout débat autour de l’article 37 ? Ignorent –ils les textes ?

S’il s’agit d’un suffrage universel, il faut mobiliser le nombre de citoyen qu’il faut ! Blaise Compaoré a été élu il y a 5 ans sur la base de 1,3 millions de suffrage exprimés en sa faveur ! S’il va vers un referendum pour réviser la constitution, il comptera sur les mêmes votes pour l’emporter ! Le calcul mathématique est donc simple, trop simple même !

Conclusion

Le Burkina Faso est pays sans aucune importance dans le concert des nations. De ce fait, nul au monde n’est émût si l’opposition prend la rue pour manifester contre un dictateur qui l’emporterait sans tricher dans les urnes.

Par contre, si ce dictateur était poussé à la faute, cela changera résolument son sort. Le rôle de l’opposition c’est aussi de manigancer un tel scenario. Imaginons un instant qu’au sortir du referendum sur l’article 37, les observateurs concluaient que le scrutin n’a pas été régulier !? Pour que cela arrive, l’opposition doit par tous les moyens s’assurer qu’elle a plus de votants que le camp d’en face !

Un parti politique qui refuse d’aller aux urnes ne peut être pris au sérieux ! Le combat ne devrait pas être d’éviter d’aller aux urnes ! Il devrait plutôt être un combat pour résoudre la question par les urnes !

La vérité: une majorité de Burkinabé ne veulent plus de Blaise Compaoré !

Le Défi: A l’opposition de convaincre cette majorité de prendre son destin en main et de s’exprimer si référendum il y a !

La Ruse: Blaise connait la vérité et pense que l’opposition ne peut pas relever le défi !

Pour l’instant, Blaise Compaoré semble bien avoir raison !!

« Les démissionnaires bénéficieront de l’appui de l’Elysée »

« Les démissionnaires bénéficieront de l’appui de l’Elysée »

« ..je puisse dire que la démission des anciens ténors du CDP est une situation qui a pour finalité de revaloriser Blaise Compaoré.  » ..

Sébastien Fromager, syndicaliste et membre du parti communiste français

« L’erreur est humaine, je fais mon mea-culpa pour cette affirmation »

C’est en ces termes que Rock Marc Christian Kaboré, ancien Premier ministre, ancien Président de l’Assemblée Nationale, Ancien ministre de l’économie et des Finance, ancien SEN du CDP, compte se tirer d’affaire vis-à-vis de sa position précédente face à l’article 37. 

Rappelons –nous que pour Rock, il ya encore quelque semaine, l’article 37 était anti-démocratique !

Ce qui a changé ?

Qu’est-ce qui a donc changé pour que ce monsieur qui a occupe de haute fonction dans notre pays, s’aperçoive enfin de ce que même les enfants du primaire savaient depuis des lurettes ?

Rien selon Assimi Kouanda  !

Oui, dans sa réponse a la lettre ouverte aux démissionnaires, le SEN du CDP fait le point.  Je cite : « Concernant le manque de démocratie à l’intérieur du CDP, il faut simplement noter que tous ceux qui ont quitté cette formation politique ont, de façon constante, avancé cet argumentaire quand, ceux qui se disent aujourd’hui victimes de cela, tenaient fermement les rênes du Parti entre leurs mains. Ils s’en défendaient, à juste titre à l’époque, en disant que c’était un argument facile et éculé. Nous leur rappelons, en conséquence, leurs propres déclarations.

Enfin, le caractère anti démocratique de la limitation du mandat présidentiel a été dénoncé par le IVè Congrès Ordinaire du CDP tenu en 2009 sous la présidence de M. Roch Marc Christian KABORE qui a, du reste, fait plusieurs sorties médiatiques sur le sujet en jurant, la main sur le cœur, que notre Parti travaillera à modifier l’article 37. Depuis lors, aucune autre mesure n’a été prise pour changer cette position prise par une Résolution du IVè Congrès du CDP alors que M. Roch Marc Christian KABORE était Président du CDP entouré de M. Salif DIALLO, 1er Vice-Président chargé de l’Orientation politique et de M. Simon COMPAORE, 2ème Vice-Président. »

Beaucoup en lisant entre les lignes

A la superficie, rien ne semble avoir change. Pourtant, nous pouvons citer comme changements :

Le passage du flambeau de Blaise a François

Bien vu !  Il y a cependant un changement, Mr Kouanda ! Ce changement, c’est d’abord la composition du SEM selon le Ve Congres du CDP ! Rock et al., hommes de Compaoré Blaise, ont passe le flambeau a vous, que nous savons tous homme de Compaoré François !

Oui, cela a d’abord semble une simple formalité, mais a y voir, les changements que feront François seront profonds

Adieu la vieille garde

On ne s’y attendait pas du tout ! Prétextant sans doute la crise qui a secoue le pays en 2012, Rock, Simon et autres se sont effectivement retirer de la vie politique nationale. Ils n’ont pas renfile pour l’AN ni la mairie ! Etait-ce une décision volontaire ou un coup de la branche « Françoise » du CDP ?  A l’époque nous avions plutôt pensé qu’ils se retiraient afin d’avoir une main mise sur le fameux Sénats ! Aujourd’hui, nous pensons plutôt qu’ils ont été écartés. Pour preuves, les propos de Mr. Kouanda qui nous laissent croire qu’ils ont été systématiquement marginalisé dans le parti. Jugez-en vous-même : « cette démission est, en elle même, un non événement dans la mesure où tout le monde savait depuis longtemps que ces ex-camarades étaient de plus en plus enfermés …  nous disons qu’aucune autre direction politique que celle d’aujourd’hui n’a jamais travaillé avec autant de transparence et de concertation en veillant scrupuleusement au respect des délais imposés par nos textes fondateurs pour la convocation et la tenue de toutes nos instances tout en libérant totalement la parole aux participants. Évidemment, on ne peut parler que lorsqu’on est present. »

Hmmm ! Un non-événement ! C’est le moins que l’on puisse dire ! En effet, ils sont tous des anciens quelques choses sans vraiment grandes relevances pour les affaires courantes ! Une course vers le fond depuis l’avènement des « Francoisistes » aux CDP ! Assurément la « la plateforme politique initiale du CDP a été trahi ! ». J’en conviens avec vous Mr. Salif Diallo étant donne que cette plateforme était « Blaise Compaoré comme président a vie ! »  Tous les moyens étaient bons pour réaliser cette plateforme :

–       par example, un régime parlementaire ou nous oublions Blaise à la présidence pendant que le CDP s’accapare toujours l’AN, donc le premier ministère. Dans cette mesure, nul ne s’opposera a une non-limitation du mandat présidentiel d’autant qu’il ne dispose pas du pouvoir réel !

–       on pourrait aussi, a défaut d’inscrire dans la constitution que Blaise Compaoré est président a vie, faire sauter le verrou de l’article 37. Cette logique, bien sûr comptait sur le fait que Blaise voudrait bien rester président.  Mais voila, la crise de 2012 lui a fait changer d’avis.  Il a décidé de se retirer, et de passer le flambeau à son frère. Cela est chose faite dans le parti.

« Qu’est-ce que vous appelez alternance ? »

Arrogance ou mauvaise foi ? Certainement pas ignorance !  Alors lorsqu’un homme de la trempe de Rock March Christian Kaboré me dit : « L’erreur est humaine, je fais mon mea-culpa pour cette affirmation », je ne peux empêcher le courroux qui m’envieillit ! Cette arrogance du CDP ! 

Le pire, ce n’est pas qu’il nous demande de croire que lui a fait une erreur en pensant que la modification de l’article 37 serait une bonne chose pour la démocratie au Faso ! Le pire c’est qu’il y a en qui ont déjà gobé cela !  Lisez un peu les réactions et les commentaires ! Tout le monde applaudit et félicite ! Personne ne pose la question qu’il faut ! Il semblerait même qu’il y a en plein, prêt a rejoindre leur nouveau parti en masse, avant même la définition des orientations politique ou économique du parti !

Pauvre Faso ! Quelle naïveté !

Conclusion

De grés ou de force, ces hommes qui ont fait avec Blaise Compaoré tout le mal qu’il pouvait à notre pays, viennent d’ouvrir la voie à François Compaoré pour 2015. La prudence requière de nous que nous soyons méfiants, sinon très méfiants quant à leurs véritables intensions.  « Je n’ai rien à voir avec l’affaire  Dabo Boukari»  s’exclame Salif Diallo ! Ces messieurs ont bien trop de dossiers à répondre pour mériter une quelconque rapide réinsertion dans la vie politique de notre nation ! S’ils n’ont aucun marché avec Blaise Compaoré, qu’ils ne prouvent en faisant avancer les grands dossiers de notre pays : Thomas Sankara, Dabo Boukary, Norbert Zongo ! On verra s’ils sont vraiement repentants ! Qu’ils nous disent ce qu’ils en savent ! Et ne nous dites pas que n’avez rien à voir avec ! Surtout pas !!!!  L’Amnistie est la ! Alors … que ceux qui n’ont rien a cache délient leurs langues !

Echec et Mat !

Finalement !!!

La nouvelle est tombée comme un couperet le 4 Janvier : Salif Diallo, Rock Marc Christian Kaboré et Simon Compaoré ont rendu leur démission du CDP !

Vraisemblablement, ils seraient suivis par d’autres bonzes et militants du parti au pouvoir.

Motif !?

Le manque de démocratie interne ! Les questions du l’article 37 et du Sénat !

La bête a perdu ses dents ?

Ce n’est certainement pas maintenant que ces caciques du régime se rendent comptes des maux du CDP.  Depuis le premier épisode déjà de l’article 37 – en 1998 ?- , il était évident que Blaise Compaoré n’avait aucune intention de céder la place ! A dieu les ambitions des uns et des autres qui ont accumule poste ministériel et législatif depuis pour se faire une réputation, se faire la main et se préparer à diriger le pays un jour.

Je me suis souvent poser la question sur ce blog a savoir quels étaient ces hommes sans ambitions qui rentraient chez eux tous les soirs pour dire à leurs fils et à leurs filles qu’il n’avait que pour ambition que Blaise Compaoré demeure président de la république !

L’on peut accuser les politiciens de tout, sauf de n’avoir pas d’ambitions ! S’ils n’ont aucunes ambitions pour leur pays, ils en ont au moins pour eux-mêmes ! Alors, l’obstination de Blaise à ne laisser personne d’autre au CDP briguer la magistrature suprême aura poussé ses amis intimes à partir ?

Et depuis quand quitte-t-on Blaise Compaoré ? De mémoire, c’est Compaoré qui rassemble et écarte ! Le « grand rassemblement » rappellerons-nous ! Ceci est bien une première !

Rock, Salif et Simon sont-ils si las des magouilles de Blaise au point de prendre de si gros risque ! Pour moins, il y a en que l’on a envoyé « ad Patres » sans autres formes de jugements !

Ces démissions signifient elles que la bête a perdu de son mordant d’antan ? Nos démissionnaires pensent-ils bénéficier de l’effet de groupe ? Seul on est vulnérables, a plusieurs on a plus de chances ? Autant de questions qui méritent une bonne investigation journalistique ! Norbert ou es-tu ?

Et si … on les avait poussés pour faire la place ?

L’idée que Blaise ira aux urnes afin de modifier la constitution pour briguer encore un mandat ne me convainc pas. Traitez-moi de naïf si vous voulez mais le scenario est bien trop lugubre et même Blaise Compaoré ne fera pas pareille chose :

–          Il y a d’abord le temps qui n’est pas en sa faveur :

Supposant que le mandat de Blaise expire en Juin 2015, le referendum ne peut donc avoir lieu en 2015 en vertu de la Charte de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance qui interdit tout tripatouillage des lois 6 mois avant une élection : « Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques. »

Alors, s’il y tient, il faudra donc en 11 mois qui nous restent, réviser le fichier électoral – dont du reste la révision pour l’élection de 2015 commencera bientôt j’imagine – , organiser et tenir le referendum avant le 31 Décembre ! Impossible à mon avis d’autant que la budgétisation n’a pas été faite  au budget dernier ! Il faut attendre jusqu’à la prochaine loi budgétaire pour dégager les fonds nécessaire ! Et si cela est possible que l’assemblée nationale lui accorde un budget pour un referendum sur l’article 37, on se pose la question de savoir pourquoi il ne révise pas l’article 37 a l’assemblée donc !? Comme ne 98 !

–          Le contexte ne s’y prête pas non plus

Nous sommes dans le Faso de l’après Sankara et Norbert Zongo. Nous dans le Faso de l’après 2012.  Trois grandes crises qui définissent notre peuple. Trois crises au cours desquelles nos doyens nous ont recommandé de prendre notre mal en patience, car comme l’on le dit chez nous, « toute chose a une fin ». Cette fin  c’est 2015 ! Nous avons avalé des couleuvres comme l’amnistie pour que cette fin arrive. Cette fin, c’est la seule raison pour le Faso de continuer ! Compromettre cette fin serait nous mettre dans la même situation que ces bonzes du CDP qui viennent de démissionner ! Sans plus rien à perdre …

Si Blaise ne tiendra aucun referendum, quoi alors ? A-t-il simplement vidé le CDP pour faire la place à son frère ? Nous avons assisté avec intérêt au coup d’Etat interne qu’on effectuer les partisans De François sur les instances du CDP. Pourtant, d’aucun restait sceptique quant à la nomination de François Compaoré comme candidat du CDP pour 2015 ! Salif Diallo l’on se rappelle à parler de patrimoinisation du pouvoir ! Désormais, la voie est libre pour François Compaoré !

Conclusion

Nos démissionnaires se sont-ils fait avoir ? Blaise les a t ils provoqué avec ses propos plus que flous pour les pousser à libérer les lieux ? C’est ma conviction ! Et ils sont tombés dans le panneau !

Le début de la fin : les signes !

La corruption est belle et bien un mode de gouvernement dans notre cher Faso.

A qui profite le crime ?

Tenez bien. L’Affaire Guiro ! D’aucun dira que la montagne a accouche d’une sourie ! Arrêter en grande pompe dans la presse nationale, il a été libéré et même autorise à se présenter aux récentes élections, au compte du CDP dit-on ! Je note que je n’ai pu vérifier cette information. En tout cas, au moment de son arrestation, il était bien conseille CDP dans son village de Boulounga. Ce qui suit donc est une supposition  que la rumeur est exacte. Si elle ne l’est pas, que l’on démente et je serais plus que ravis de publier les preuves du démenti !

Si légalement et constitutionnellement on ne pouvait ne pas empêcher cette candidature, au moins la bien séance et la pudeur aurait voulu que tout parti refuse un tel candidat jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les soupçons qui pèsent sur lui. Et cela pour deux raisons au moins à mon avis :

  • La première est d’envoyer un message claire a la nation entière que le parti n’est pas un refuge de brigands des grands chemins, mais plutôt un parti d’éthique et de morale qui peut à droit de s’impliquer dans la vie de la nation.
  • La deuxième raison est de permettre à la justice de faire son travail comme cela se doit en évitant les amalgames qui pourraient ensuite cause de tort. Par exemple la question de l’Independence et de l’impartialité de tout éventuelle pourrait être posée. Comment un juge pourrait-il s’en prendre a un candidat qui a la bénédiction du parti au pouvoir avec les précédents que nous connaissons ?
  • Une troisième raison que nous pourrions cite, est ce que l’on fait faire au peuple de façon indirect. Puisque nous système est tel que ce n’est pas un candidat qui est directement élu mais plutôt une liste, un passage de la liste du parti qui comporterait ce nom, voudrait signifier clairement que une partie du Burkina, malgré l’indignation nationale qu’a suscité cette affaire est à mesure de regarder ailleurs et d’élire pour le représente, une personne soupçonnée de malversations ! Peut-être que cette partie du pays a des solutions pour que les mêmes malversations ne se reproduisent pas dans la gestion des choses qui lui seront confié suite à son élection ? Si telle est le cas, nous avons besoin du remède au plan national. A moins que nos populations ne soit aussi ignorantes !!!!

Si Blaise Compaoré, même en tant que premier magistrat du pays ne peut être mis en cause dans le cas de la libération de Guiro, je serais fort étonné qu’il ne puisse l’être dans le cas de sa candidature au compte du CDP !

Au dessu des institutions de la République ? Pourtant c’est elle qui le font !

Si l’affaire Guiro ne vous convainc pas, prenez celle du Professeur Joseph Pare ! Cette fois c’est l’ASCE qui l’épingle !  Apres le rapport, nous attendions tous la suite logique, c’est-à-dire les poursuites judiciaires.

Dans cette affaire, l’intéressé lui-même semblait avoir commencer à bien faire : démission avec fracas pour se mettre à la disposition de la justice..

Et puis, silence.. Puis une interview comme celle-là : Joseph Paré botte en touche

Je ne commenterai pas sur le mérite de l’interview. Sachons passer la rhétorique pour aller à l’essentiel. Monsieur Paré, si vous n’aviez pas rendu votre démission, permettez-moi de vous dire que la bienséance exige que vous le fassiez. Cette semaine même, la date du procès d’une ministre anglais a été fixée ! Tenez-vous bien, il a démissionné du cabinet pour se mettre à disposition de la justice de son pays, par que l’on l’accusait d’avoir dissimule un ticket de vitesse !

Alors, vous qui représentez la face du Burkina Faso en France, continuer à le faire quand des soupçons de malversation pèsent sur vous, bafoue tout simplement la dignité de notre pays ! C’est une situation qui ne nous rend aucun service auprès de nos donateurs! Qui vous confiera des milliards pour les burkinabés ?

Si votre démission a été rejetée à quelques niveaux de la hiérarchie pendant que le Président du Faso assistait sans rien dire, alors cela est une honte. Si le Président du Faso l’a lui-même rejeté, c’est encore plus honteux !

A quoi cela sert-il de mettre des institutions budgétivores en place si l’on ne respecte par leur travail ? L’ASCE a publié un rapport qui doit être pris très au sérieux, le président du Faso en tête ! En tant que premier magistrat du pays, il devrait être le premier à respecter les institutions que lui-même a mis en place. Autrement, qu’il nous en fasse l’économie si n’a pas l’intention de les écouter. Que l’on dissolve toute les institutions que nous déclarions la monarchie!

A 60 ans, notre président est devenu un vieillard débonnaire. Il fait la sourde oreille aux murmures de son peuple. Il n’en fait qu’a sa tête. Et pourtant il y a peine un an, lorsque Ouaga la rumeur s’est remplie de la rumeur de sa fuite, débandade je devrais dire, d’aucun espérait que des leçons auraient été tirées de la crise dans l’armée, et une nouvelles dynamique de changement impulsée par le gouvernement de crise de Luc Adolphe Tiao. Tous ce qui a changé, c’est un peu d’argent de mains, le temps de faire taire la grogne des bidasses. A 60 ans, on ne change pas d’habitudes !

Il n’y a pas plusieurs façons d’interpréter le silence du Président du Faso vis-à-vis de ces évènements que je considère grave.  Il est impuissant ou tout simplement fait sien le dicton qui dit « Occupes-toi de la poutre dans ton œil plutôt que de la paille dans l’œil de ton voisin ! ». Chacune de ses interprétations me donne le frisson à y penser :

S’il est impuissant, qui alors détient les rênes du pouvoir ?

S’il s’occupe plutôt de la poutre dans son œil, combien alors est la taille de cette poutre ? Parce que alors 2 milliards ne serait qu’une paille !?

 Le début de la fin: les signes !

C’est vraiment le commencement de la fin ! Assurément ! Tous les dictateurs sont passés la, sans exceptions.

Cela commence par le mépris du peuple et de ses aspirations.

Le peuple crie justice, mais le président du Faso dinent et boit avec les voleurs de la république et les voyous de tout ordre : n’est-il pas vrai que son ministre qui s’est rendu coupable de coups et blessures sur la personne d’un mécano circule toujours en toute impunité ?

Le peuple a soif de changement, mais le système ne peut pas changer: on fait oublier les uns, ramènent les autres, toujours les mêmes, la même langue de bois !

Le peuple a faim, on lui parle d’un Burkina respecté sur le plan international.

Le peuple crie corruption, nous lui répond que c’est pire ailleurs, il crie pauvreté, on lui répond que le pays connait la paix !

Mobutu, Mugabe,Ben Ali, Moubarak, Kaddafi, etc ..

2012 in review

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 3 300 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 6 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Quand la corruption est un mode de gouvernement !

Pour poursuivre dans le sens de mon manifeste, je réfléchissais en ces mots au sujet de la fonction publique “La fonction publique est surtout caractérisée par son incivisme et sa politisation. Corruption, incompétence, absentéisme, démotivation, mesquinerie sont autant de maux que l’on y rencontre. Les médiocres salaires versés aux fonctionnaires contribuent certainement pour beaucoup à ces maux ; mais l’affairisme général des politiques gangrènent le système tout entier. »

Cette article semble bien justifier mon propos !

Quand il y a problème, il y a des solutions ! Pour ma part je préconise celles-ci dans mon manifeste :

« – la hausse des salaires de base à un niveau qui valorise le travail de même que la réorganisation des avancements de sorte à les lier à la performance. Ma préférence est une petite fonction publique bien payé,  motivée et travailleuse plutôt qu’une fonction publique aux effectifs pléthoriques qui passe le temps à se tourner les pouces.

Pour lutter contre la corruption, en plus de la hausse des salaires annoncée ci-haut, je propose de faire comme au Niger : la mise en place d’un numéro vert anti-corruption. La nomination de juge anti-corruption pour suivre les dénonciations venues du publique. Le port d’un badge ou le nom et le numéro matricule sont clairement lisible sera obligatoire. Ainsi le citoyen a tout ce qu’il faut pour déposer sa plainte sur le numéro vert.

Pour financer les augmentations des salaires et la modernisation, des économies seront réalisées comme suit :

– suppression des missions internes et de la presque totalité des missions externes. J’ai déjà écris plusieurs articles sur mon blog à ce sujet. Il n’est pas du tout rentable, ni écologique de déplacer véhicules, chauffeurs et  personnelle pour une réunion d’une heure à l’autre bout du pays ! L’organisation d’une conférence téléphonique coutera beaucoup moins, même au prix actuelle, beaucoup moins encore lorsque la modération permettra d’utiliser des outils comme la voix ou vidéo sur l’internet ! Beaucoup d’entre vous ont utilisé des outils comme Skype gratuitement par exemple. Les fonctionnaires pourraient faire de même !

– une mesure qui accompagne la suppression des missions, est celle de la suppression des véhicules de l’Etat dans la fonction publique. De la même façon que la fonction publique n’a pas d’avion pour les missions à l’étranger, elle n’aura pas de véhicules.  Seules les ministres auront des véhicules de fonction et ceci pour des raisons d’ordre sécuritaires et pratiques. Pour le reste, si un déplacement est vraiment nécessaire, il faudra utiliser les transports publics. Cette mesure en plus de faire des économies énormes en termes d’achat de véhicules et de carburant permettra de dynamiser certains secteurs de l’économie en créant une demande de service de la part de l’Etat. »

La corruption n’est pas propre au Faso ! Sur ce point, nous sommes bien d’accord avec le pouvoir actuelle. Ce qui par contre est propre au Faso et est inacceptable, c’est cette impunité totale dont bénéficie aussi bien les corrompu que les corrupteur ! Que par exemple un citoyen sur lequel pèse de graves accusations de corruption se retrouve sur une liste électorale avant même le dénouement de son procès en justice ne présage pas d’un traitement impartiale de son dossier ! La pudeur aurait voulu que l’on attende qu’il soit blanchi avant de l’accepter dans quelque milieu politique que cela soit. Si nous disons à nos enfants et nos petits-enfants, en un langage aussi clair qu’il est normal de voler le denier public de façon aussi ouverte, la morale n’agonise plus, elle est belle et bien morte ! Qu’un parti politique accepte dans ses rangs un voleur (preuve ou pas) est une honte ! Surtout quand il s’agit du parti au pouvoir ! Qui se ressemblent s’assemblent  dit le dicton ! Qu’on aille plus nous traiter de jaloux ou de médisants ! Tous nous savons d’où viennent les Guiros  de X ! Nous savons donc d’où viennent les milliards des autres qui l’on accueilli à bras ouvert dans leur cercle !

Je n’ai jamais pense que je verrais le jour où le vol serait glorifié dans notre nation. Un vol est un vol ! Qu’il soit de quelques milliards ou d’un morceau de pain !

Ce pays est tombe bas, bien bas ! Honte à ceux par qui cela est arrivé ! L’histoire ne leur sera pas tendre, pas du tout, peu importe la durée de leur pouvoir !

Quand un dormeur ouvre l’œil des fois !

Et si l’enfant terrible de Zignare ouvrait l’œil ne serait-ce qu’une fois !

 

Traduction google (non-parfaite ) : http://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&js=n&prev=_t&hl=en&ie=UTF-8&layout=2&eotf=1&u=http%3A%2F%2Fwww.bbc.co.uk%2Fnews%2Fworld-africa-19892524