Et quoi maintenant ?

Nous savions tous que rien n’empêcherait Blaise Compaoré d’appeler au referendum sur la question de l’article 37 ! Je me passerai bien de m’étaler sur la crise, ses raisons, les arguments de part et d’autres d’autant que tout a été dit sur le sujet depuis que la crise dure !

Compaoré a clairement exprimé son intention de tordre le coup à l’article 37. Qu’allons-nous faire ? Que nous reste-t-ils à faire ? Ma conviction, est que ce referendum est illégal et doit être empêché par tous les moyens !

  1. De la légalité même de l’appel au referendum

Tous les moyens doivent être utilisés pour contester cette décision du conseil des ministres. Si une plainte est recevable à la cours constitutionnelle, alors qu’elle soit déposée au plus vite ! Ce ne sont pas les arguments qui manques, et nous les connaissons tous : La question de l’article 37 n’est pas une question d’intérêt nationale, un seul burkinabè sur 17 étant touche ! L’article 168 interdit l’idée de pouvoir personnel. Nul ne se doute que modifier l’article 37 nous rapprochera davantage d’un pouvoir personnel ! Finalement, il y a la question de la non-rétroactivité des lois !  Si tant il est vrai que la modification de l’article 37 n’a rien avoir avec la personnalisation du pouvoir, que l’on couple donc ce referendum avec la présidentielle de 2015 ! Le CDP et son candidats pourront toujours défendre leur position, et le peuple souverain tranchera, si tant est que l’on veut la souveraineté du peuple sur cette question de l’article 37 !

  1. De la tenue même du vote à l’Assemblée Nationale

Nous ne serions pas au Faso qu’à l’heure où j’écris ces lignes, la foule se serait amassée à l’Assemblée Nationale pour la mettre en garde de prendre ses responsabilités ! Nous payons grassement ces députes pour qu’ils fassent leur travail. Qu’ils le fassent donc au lieu de se cacher derrière le peuple ! Le projet de loi du gouvernement ne devrait JAMAIS dépasser l’Assemblée Nationale ! Les jeunes en particulier ont le devoir citoyen d’aller à l’AN et de le faire savoir aux députes de la majorité. Le vote sur le projet de loi est secret, la constitution le garanti ! Qu’ils entrent et votent en toute conscience, mais qu’ils soient avertis qu’au sortir de l’AN, le peuple est là, qui les attend !

  1. Du fonctionnement même de la République

Le projet de loi du gouvernement n’est ni plus ni moins qu’un coup d’Etat, une haute trahison ! Par conséquent, ils sont tous, depuis le Président du Faso, jusqu’au plus insignifiant des ministres, en situation où ils occupent illégalement le pouvoir d’Etat au Burkina-Faso ! Nous citoyens du Burkina, devront faire face à ce coup d’Etat. Nous devons par tous les moyens nécessaires obtenir le départ de ses usurpateurs du pouvoir. Il faut bloquer l’appareille d’ETAT ! Le peuple du Burkina n’est pas moins méritant que les autres ! Les OSC ont déjà interpellé le peuple à prendre ces responsabilités. Elles ont suggère plusieurs façons de résister a ce coup d’Etat !

Les organisations religieuses devraient faire de même ! Les Evêques, les Imans, les Pasteurs, etc. tous doivent prêcher la résistance pacifique à leurs fidèles ! « Si, en face d’une situation d’injustice, vous rester neutre, c’est que vous avez choisi le camp de l’oppresseur », Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix ! La paix donc, ce n’est tendre l’autre joue ! Il n’y a pas de paix dans l’oppression ! Il y a juste un opprimé qui n’ose plus protester sous le joug de son fardeau, et un oppresseur qui en vient à croire que c’est le grand amour avec son opprimé !

Conclusion :

« Quand le vin est tiré, il faut le boire » ! Chaque burkinabè est aujourd’hui interpellé à sauver la République ! Ne soyons pas dupe ! Ne soyons pas des froussards ! Ne nous abritons pas derrière le « peuple souverain ». Qui est-ce d’ailleurs ce peuple souverain ?:   toi ?, lui ?, moi ?, eux ?, vous ?, nous ? Ce referendum n’a rien à voir avec la souveraineté d’un peuple, parce qu’autrement, la question de l’article 37 pourrait lui être posé – au peuple – dans moins d’un an, en 2015, lorsque le peuple ira, comme la constitution le prévoit, voté son président.

Non, ce referendum, c’est la volonté manifeste d’un seul homme, soutenu par une branche de l’armée que nous finançons tous par nos taxes, de soumettre en esclavage notre vaillant peuple !

Le choix est notre !

Nous pouvons comme nous l’avons fait pendant déjà 27 ans, courber l’échine, éviter l’affrontement et nous laisser à leur merci. Esclaves soumis, domptés, assujettis, rêvant de lendemains meilleurs.  Oui, nous pouvons faire ainsi, avec la certitude que notre pays ne brulera point aujourd’hui, que rien ne changera, que nos enfants naitrons et mourront en esclavage.

Nous pouvons aussi, comme nos pères avant nous, rejeter le joug de l’esclavage, de la gabegie, de la tyrannie ! Nous ferons ainsi, avec la certitude que nous boirons le vinaigre, que certains d’entre nous ne serons pas là pour jouir de notre victoire. Mais nous aurons la certitude, que tous les burkinabè naitrons libres et égaux en droit !

Nous n’avons ni pétrole, ni diamant ni minéraux rares ! Il ne faut penser que quelqu’un viendra conquérir notre liberté pour nous ! Il ne faut pas non plus croire que nous obtiendrons notre liberté, tranquillement un jour, sans coup férir ! L’histoire nous apprend que chaque peuple doit conquérir sa liberté ! Les USA ont eu leur guerre de cessation, la France sa révolution : « si le temple n’est pas détruit, il ne pourra être rebâtit ! » disait Jesus-Christ et Eugene Pottier de paraphraser :

Du passé, faisons table rase

Foule esclave, debout ! debout !

Le  monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout !

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