Manifeste d’un non-candidat aux élections : De l’énergie.

Moi, Burkina Fâché, non-candidat aux élections couplées de cette année, vous présente à travers ce manifeste, ma vision pour le Burkina-Faso si je suis élu. Je battrai campagne sur ce manifeste, et vous pourrez, en fin de mandat me juger sur les acquis. Vous pourrez alors me reconduire si je me présente, ou essayer quelqu’un d’autre si vous n’êtes pas satisfait des résultats. Ce manifeste n’a pas la prétention de détenir la vérité. Au contraire, il a la prétention d’ouvrir le débat avec vous, mes concitoyens pour qu’ensemble nous arrivions à une solution qui sorte notre pays de son sous-développement.

Aujourd’hui, je me propose de m’entretenir avec vous de l’énergie.

Bonne lecture.

Introduction

L’énergie est au centre la vie humaine. La découverte du feu a permis à la race humaine de manger des aliments cuits, ce qui permit de nous protéger contre certaines maladies. Le monde moderne a battit toute une civilisation sur la base de source d’énergie non renouvelable comme le pétrole, le charbon, l’uranium. Le contexte mondial est aujourd’hui marquer par le réchauffement de notre planète. Cette prise de conscience de la destruction de notre environnement a conduit à la recherche des sources d’énergie beaucoup moins polluante pour notre environnement. Dans les pays développés, on hésite à remplacer les centrales nucléaires vieillissantes et l’on s’oriente vers l’énergie éolienne, solaire, marine (vagues), et même osmotique. Les matériaux de construction sont aussi améliorer afin d’offrir les meilleurs performances en terme d’énergie.

C’est une lapalissade que de parler de secteur stratégique pour le Burkina Faso. Il y va même de notre survit. Il ya une dizaine d’année par exemple, la chaleur du mois d’Avril était encore supportable. Aujourd’hui, si nous faisions honnêtement des statiques sur le nombre de décès directement liés à la canicule, nous serions étonnés ! Il n’y a pas qu’en Europe et aux USA que la montée du mercure tue !

Notre politique énergétique visera à réduire les couts de production et à tourner le pays vers les sources d’énergie renouvelables. Nous pensons qu’un KWH moins cher permettra le développement de petites unités industrielles qui contribueront leur pesant d’or à l’économie du pays.

Etat des lieux

La pénurie : de Dakar à Lomé, en passant par Bamako, Niamey et Ouagadougou, le consommateur d’électricité Ouest-africain est un consommateur insatisfait ! Il est non seulement victime des coupures intempestives mais aussi de la cherté du prix du KWH. Au Burkina, nous connaissons notre lot de délestages chaque année, des que la canicule commence.

La vétusté des centrales de production font qu’elle tombe souvent en panne. Pourtant l’on ne peut pas dire qu’il n’est pas possible de faire des bénéfices dans ce secteur très lucratifs ou les monopoles permettre aux sociétés productrices d’être les seules maitre a bord ! Le consommateur est alors en droit de se demander ou passe tout les bénéfices réalises lorsque le matériel de production ne peut être amortit conséquemment et remplacer avant qu’il ne tombe entièrement en panne. On se pose des questions sur les méthodes de gestion non seulement des responsables de ses entreprises, mais aussi sur la responsabilité des gouvernements qui laisse l’incompétence et la complaisance s’installer dans un secteur aussi stratégique.

Dépendance totale sur les fossiles : La dépense du Burkina-Faso sur les hydrocarbures n’est plus à prouver. Nous pouvons compter sur le bout des doigts le nombre de centrales hydro-électrique. Ce qui empire la situation du Burkina, c’est la dépense sur le diesel.

L’absence d’un réseau électrique : Ce n’est que tout récemment que Bobo et Ouagadougou ont été électriquement connecte. L’absence d’un réseau électrique signifie que l’électricité doit être produite et consommer sur place. Le problème de l’électricité, c’est son stockage. En fait on ne peut pas le stocker. Une fois produite, si elle n’est pas consommer, elle se dissipe ; c’est pourquoi nous payons des redevances même quand nous n’utilisons pas le courant électrique. En l’absence d’un réseau, chaque centrale électrique alimente une zone donnée, et lorsque cette centrale est arrêtées, on ne peut pas rediriger l’électricité produite ailleurs et qui n’est pas utilise par la zone en manque ! Voyez vous-même le gaspillage et les désagréments que cela occasionne ! Par exemple, lorsque les climatiseurs des bureaux au centre ville s’arrêtent, il aurait été intéressant de rediriger l’électricité – centrale de Passpanga – vers les quartiers Ouest parce que les postes de télé vont se mètrent en marche pour la telenovela et que la centrale que Goughin a elle seule ne peut supporte la surcharge ! Bref, au moins maintenant, Bobo peut nous envoyer de l’électricité à Ouaga lorsque nos centrales sont trop chaudes et qu’il faut les arrêter !

L’absence de raffinerie : Les produits raffinés (essence, diesel) sont difficiles à stocker.  De plus, une politique nationale base sur leur achat et commercialisation direct ne nous laisse pas une très grande marge de manouvre quant au prix.

Solutions

Pour réduire les couts de production de l’électricité, je suggère une production base sur le Gaz naturel. La SONABEL à une politique de production base sur le diesel. Pourtant, le gaz naturel peut être utilise dans la production. Des millions de mètres cube de gaz naturel sont brule dans l’atmosphère chaque jour au Nigeria, et dans bien d’autre exploitation pétrolière du continent ! Le gaz coute beaucoup moins cher ! Une grosse partie de la production de gaz de notre continent est encore simplement brule, et cela va changer très rapidement ! De plus, le gaz est facile à transporter. Dans le cas nous pourrions même parler de pipeline pourvu que le gaz reste à l’état gazeux. Il ne faudrait pas beaucoup d’effort pour qu’il monte les 630 mètres jusque au Burkina-Faso. La même chose ne peut d’être dite de l’eau, l’essence ou du gas-oil.

Energie solaire et réseau nationale : les villes africaines connaissent une croissante exponentielle ! Le Burkina n’est pas en marge de cette croissance. Il n’y a donc pas de réponse adéquate au problème de la pénurie si la solution n’est pas entièrement repense. L’expansion du réseau de la SONABEL a Ouaga ne pourra jamais rattraper le rythme effréné des lotissements et des non-lotis ! Ainsi donc, ma proposition consiste à inversé les rôles : permettre aux ménages de prendre la responsabilité de produire et de distribuer l’électricité.  Je ne parle pas de la privatisation et des coopératives de production. Je m’explique : Il faut couvrir le moindre centimètre carre de toit au Burkina avec une plaque solaire. Ainsi donc, chaque maison dans le pays sera en mesure de produire sa propre électricité. La famille consommera donc ce qu’elle peut et l’excédant de production est injecte dans le réseau de la SONABEL qui achètera cette électricité. Des compteurs (a sens inverse) pourront être installe a cet effet.

Il s’agit d’une décentralisation de la production d’énergie. La technologie existe et aujourd’hui on peut se procurer sur le marcher, réfrigérateur, climatiseur, téléviseur et autres appareils ménagers qui marchent à l’énergie solaire.

Certains pays d’Europe et d’Amérique utilisent déjà cette stratégie de production pour le l’énergie solaire et éolienne.

Inga : les barrages hydroélectriques d’Inga au Congo ont un potentiel non-négligeable. Avec nos pairs africains, nous devons donner une sérieuse considération à ce projet.

Transport en commun : En introduisant l’énergie solaire dans les ménages, nous aurons résolue le problème des factures salées d’électricité. Cependant, il ya toujours la facture de carburant qui ne s’améliore pas, parce que nous seront toujours dépendent de cette source d’énergie pour nos motos et nos voitures. Nous suggérons le développent des transports en communs. En effets, nous utilisons les motos et les véhicules parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. La ville de Paris a des bus qui fonctionnent au gaz ! La ville de Manchester se vente de son réseau de tramways. Si nous amenons le gaz au Burkina par pipeline et si les ménages injectent de l’électricité moins chère dans le réseau, nous pourront circuler sans polluer abondamment dans des bus à gaz et des tramways électriques. Nous pourrons même achever notre trajet de l’arrêt du bus ou du tram jusqu’au bureau sur des segway électriques rechargés à la maison! Notons que les vélos, mobylettes, motos et véhicules électriques sont aussi une réalité. Si l’énergie ne nous coute pas …

Banco amélioré : Sankara avait vu juste ! Ce matériau nous permettra de réduire notre consommation d’énergie. Nous en ferons la promotion tout en recherchant les voies et moyens de le rendre attrayant. Toute nouvelle construction de bâtiment par l’état fera usage de cet matériau – nous introduirons une loi a l’AN a cet effet-.

Financement

Nous voulons notre politique énergétique financièrement neutre.

Le remplacement des centrales à diesel par des centrales à gaz se fera suivant le cours normal des amortissements des centrales existantes. L’Etat pourrait faire un prêt à intérêt à la SONABEL a travers le FIB (Fond d’Investissement du Burkina) pour accélérer le processus.

La construction du pipeline de gaz pourra être effectuée par une des sociétés pétrolière : Shell, total etc. Les contours du projet seront à élucider.

L’introduction du solaire dans les ménages devra être paye par les ménages. Une fois rendu obligatoire par la loi, l’Etat pourra avancer les sous à chaque ménage pour les aménagements nécessaires. Les ménages rembourseront en fournissant au réseau électronique SONABEL jusqu’à hauteur du cout et des intérêts. L’Etat prendra un prêt pour couvrir cette opération.

Le développement des transports en commun se fera sur le budget normal des communes.

Conclusion :

L’utilisation de l’atout naturel qu’est le soleil sera l’axe principal de notre politique énergétique. Cette politique, en plus de remettre beaucoup d’argent dans les poches des ménages du Burkina par une baisse dans l’ensemble des couts, permettra aussi de sauvegarder notre environnement pour les générations futures. L’épargne des ménages permettra aussi d’entrevoir une économie plus dynamique, un pays avec un avenir radieux comme le soleil qui l’alimente !

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Burkina Fâché
Votez Burkina Fâché, pour un Burkina non fâché !

Un commentaire sur “Manifeste d’un non-candidat aux élections : De l’énergie.

  1. Dans un récent article du journal « Le Pays », il est ressorti que la SONABEL n’avait que 410 000 abonnés ! Quel honte ! Ajouter les abonnés des Coopérative d’Electricité et nous sommes toujours bien loin du compte dans un pays qui compte 17 millions d’habitant !
    En permettant aux ménages de produire et distribuer l’énergie solaire, nous engageons presque toute la nation entière dans cette activité. Il ne serait pas alors déraisonnable d’envisager que plus de 60% des ménages bénéficieront des biens faits de l’électricité dans de telles circonstances. Rien à voir avec 410 000 misérables abonnés !

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