Et si nous avions des politiciens plutôt que des administrateurs ?

La vérité, c’est que LAT n’y est pour rien. Au Burkina, il y a une confusion monumentale entre administration public et leadership politique. Cette confusion s’illustre très souvent par cette inquiétude de plus d’un burkinabé : « Si Blaise s’en va, qui peut diriger le Faso ? ».

Le grand manitou lui-même a pensé pendant des années qu’un premier ministre au parfum de la chose économique ou financière ferait le bonheur de la nation. Apres 25 classements au dernier rang par le PNUD, il a finalement commencé à comprendre, et nous a produit LAT, contre toute attente !

Au Burkina, l’accent est mis sur l’administration public : voici les recettes, voici les dépenses, voici le manque à gagner !

Pas de leadership

Il n’existe aucun leadership politique ! Pour preuve :

  • Quand le pays connait une famine, des vois devraient quand même s’élever pour s’opposer au renouvellement des véhicules de fonction pendant que nous demandons l’aide extérieure pour juguler les effets de la famine,
  • Des voix se seraient élevées pour s’opposer à une augmentation du prix du carburant, compte tenu des conséquences sociales et économique pour les burkinabés !
  • Des voix se seraient élevées pour critiquer le ridicule des évacuations sanitaires vers l’Europe quand nous pouvons donner les moyens à nos hôpitaux ! En effet, si après 25 ans passés au pouvoir le chef de l’Etat lui-même doit aller à l’étranger pour une opération de la cataracte, des questions fondamentales sur son action à la tête de l’état méritent d’être posées !
  • L’administrateur public organise des Etats généraux du BTP afin de trouver des solutions aux problèmes constatés sur le terrain. Le politicien par contre se demande si la chose ne peut pas être faite autrement. Par exemple, au lieu que l’Etat commandite la construction de bâtiments et de fait doit supporter tous les problèmes dont parle le PM, l’Etat pourrait tout simplement se contenter de louer à long terme (25-30 ans) des bâtiments. Ainsi, la responsabilité de la construction revient entièrement au privé qui supportera les insuffisances. Je parie que les insuffisances disparaîtront très rapidement dans la construction !

Je pourrais continuer encore longtemps avec des exemples similaires. Le rôle du politicien, ce n’est pas d’assurer le fonctionnement au jour le jour d’un pays ! L’administration publique existe à cet effet.

Le rôle du politicien est de trouver les idées pour améliorer son pays. Une fois qu’il a accouché de ses idées, il convient de les passer aux fonctionnaires pour qu’ils trouvent les moyens d’en faire une réalité.

Trop de fonctionnaires, peu de politiciens

Le problème du Faso, c’est que nous sommes dirigés par des fonctionnaires qui pensent qu’exceller dans l’administration du pays nous mènera à bon port ! Regardez-les tous ! Vous les connaissez ! Citez les noms et voyez vous-même ! Tirons quelque uns du sac :

Commençons par Blaise Compaore lui-même qui vient de l’armée de terre ! Ce n’est pas très exactement le berceau de l’innovation ! Par contre, pour motiver et manager les hommes, ils s’y connaissent ! Résultat ? Blaise a construit ce monstre qu’est le CDP, il les a motivé en leur en donnant plein les poches. En contre parti, ils aiment et sont tous acquis à la cause de leur Capitaine !

Maitre B. Sankara de l’UNIR/PS ! Ce n’est pas un fonctionnaire ! Ce n’est pas non plus un politicien ! L’homme semble être arrivé en politique plus par un hasard ou une nécessite que par conviction. Il a d’ailleurs quitte l’AN sans vraiment avoir jamais eu aucun impact, quoique leader de l’opposition ! Le Dr. Laurent Bado aura plus marque l’AN a mon avis ! Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas de charisme ! Vouloir marcher sur les pas d’un Thomas Sankara dans de telles conditions est une mission impossible !

Mr. Gilbert Ouedraogo : Je ne connais pas vraiment l’homme : cela doit vous en dire long ! Clairement, c’est celui « qui dort sur la natte d’autrui » comme va le proverbe moaga ! Et cette natte est non seulement celle de son père, mais aussi celle du CDP ! Je ne lui connais aucune suggestion à même de résoudre aucun des problèmes de ce pays. Il semble être en politique plus par un élan dynastique et par nécessité plutôt que par une envie réelle d’aider à construire notre cher Faso. Il semble être piètre administrateur si je me fie à ce que écrivent les uns et les autres quant à de son ministère.

Dr Laurent Bado : l’homme est un intellectuel ! On ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir des idées ; et des bonnes ! Seul intellectuel au milieu d’analphabète, il fut très rapidement ostracisé à l’AN si bien que le pays n’a tire aucun profit des idées de l’homme.

Maitre Herman Yameogo : le dynastique et la nécessité l’on emporte sur le peu de charisme qu’il semblait avoir. Issu du boulkiemde, une région qui s’est toujours opposée à la féodalité du Mogo, il a donc vu ses électeurs tarir très rapidement lorsque l’électorat vieillissant de son père mourût avec le temps. Les élans dynastiques et féodaux ne sont pas pour demain au Boulkiemde !

Conclusion

En somme, le Burkina Faso, n’a pas encore générer en son sein des politiciens dignes du nom. Nous avons en lieu et place d’une classe politique, une classe d’administrateur public et de technocrate, force par la pauvreté de faire la mauvaise politique et donc incapable de pondre la moindre idée pour faire avancer ce pays. Les technocrates nous crachent des discours dignes des pages des cours de certaines universités tandis que les administrateurs jouissent à l’idée de nous montrer comment ils peuvent assurer le paiement des salaires de nos fonctionnaires chaque mois. Le pays a cruellement besoin de grand penseur de la trempe des Thomas Sankara, Bado Laurent si il doit s’en sortir. C’est pourquoi, il est aussi impératif que la classe actuelle s’écarte afin que de politiciens qui pensent puissent émerger. Le Burkina n’a plus le lux de rester dans l’immobilisme quand tous nos voisins bougent. C’est pourquoi il faut un changement radical en 2015              , une deuxième révolution ! Si nous ratons l’opportunité, nous seront les derniers à jamais !

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